Royaume-Uni : les matériels en question

Il s’agit d’un véritable réquisitoire contre la BITD britannique. Le rapport du vice-amiral Chris Parry, jadis en charge des capacités opérationnelles au sein du MoD, sur le destroyer Type 45 démontre que cette plateforme de plus d’un milliard d’euros l’exemplaire, présentée comme révolutionnaire, serait en fait une cible de choix pour les sous-marins d’attaque russes ou chinois en cas de conflit. L’évaluation de son empreinte acoustique révèle en effet qu’il est si bruyant qu’il serait détectable à plus de 100 milles nautiques par la sous-marinade russe.

Le problème est que d’autres révélations démontrent un manque de fiabilité certain de l’industrie de défense britannique. Ainsi, selon le très conservateur Sunday Times, le char de combat Ajax ne pourrait être transporté par mer sans être au préalable démonté, quant au drone Watchkeeper, qui a mis plus de douze ans avant d’être déployé au sein de l’Army, il a de nouveau suscité la polémique, fin 2016, après un nouveau crash survenu au Pays de Galles.

Si les services de communication du MoD ont, à chaque fois, évoqué des erreurs humaines, sous couvert d’anonymat, les militaires britanniques contactés par leurs homologues français évoquent, eux, des ruptures de liaisons de données toutes aussi imprévisibles que systématiques.

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