L’Aéronavale a besoin de plus de Rafale

Avec 45 chasseurs Rafale M théoriquement en compte, l’Aéronautique navale de 2017 a un habit un peu trop court. Tel est le constat qui règne aujourd’hui chez les marins aviateurs.

En effet, le retrait l’an passé des derniers chasseurs-bombardiers Super-Etendard a privé l’aviation embarquée d’une partie de ses moyens d’action. Désormais seulement dotée de trois flottilles de Rafale M — les 11F, 12F et 17F stationnées à terre sur la BAN de Landivisiau — pourvues d’une dotation théorique de douze Rafale chacune, l’aviation embarquée a certes atteint le stade de la standardisation ultime sur un seul type de chasseur multirôle, mais le compte n’est pas bon…

Il manquerait aux marins une bonne douzaine d’avions, et pourtant seuls deux (les M-47 et M-48) restent à livrer par Dassault Aviation en 2020 ou 2021, date à laquelle la dotation en Rafale Marine se composera de 10 Rafale M/F3R à radar RBE2/AESA et de 38 Rafale M/F3 à radar RBE2/PESA. C’est dire si la prévision initiale de 86 Rafale M (en 1991) était calculée au plus juste pour conserver les Rafale jusqu’en 2040.

Ultérieurement réduite à 60 puis graduellement rognée pour se stabiliser à 48 machines, faute de crédits, la production du Rafale M devra être relancée si l’aviation embarquée — qui a déjà perdu quatre Rafale M — souhaite disposer d’un parc permanent de 36 chasseurs, dont au moins 30 à bord du porte-avions au-delà de 2022, le reste des avions servant à l’entraînement à terre et à l’instruction (à Saint-Dizier) ou étant immobilisé en maintenance périodique.

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