TTU

Directeur: Guy Perrimond
Rédacteur-en-chef : Guillaume Belan

drapeauanglais

Lettre d'informations stratégiques et de défense

Le Rafale percera-t-il au Moyen-Orient ?

30/06/2008

AFA0705220067

Après les échecs en Asie, en Europe ou au Maroc, où les américains ont raflé la mise avec le F-16 ou le F-35, les chances du Rafale pourraient redécoller...

crédits: Dassault Aviation

Après l'échec cuisant du Maroc, le dernier né des avions de combat français semble bénéficier d'un regain d'intérêt au Moyen-Orient. Acteurs industriel et politique devraient tout faire (et enfin se coordonner) pour offrir au Rafale son premier succès export et effacer les errements du passés... Le groupe Dassault Aviation profite de cette période de forte hausse des cours des hydro-carbures pour promouvoir à nouveau le Rafale dans les Etats pétroliers du Moyen-Orient. Trois pays (Emirats Arabes Unis, Qatar et Libye) ont exprimé leur intérêt pour l'avion français.

Aux Emirats

Abou Dhabi pourrait acquérir 64 Rafales, pour remplacer sa flotte de Mirage 2000 dans ses différentes versions. L'installation de la base interarmées française ne serait pas étrangère à ce nouvel intérêt pour le petit dernier de chez Dassault. Mais Abou Dhabi pose comme condition préalable à cet achat, la reprise de sa flotte de Mirage 2000. Or, Plusieurs pays comme l’Egypte, le Pakistan et la Jordanie se montreraient intéressés par la reprise des Mirage émiratis.

Au Qatar

On évoque aussi à nouveau l’intérêt du Qatar pour l’avion de combat français de cinquième génération. Fait nouveau, l’armée de l’air qatarie ne pose plus comme condition la reprise de ses douze anciens Mirage 2000-5, pour l’achat de douze Rafale.

Et en Libye

Enfin, malgré le secret qui entoure les discussions de Dassault Aviation avec l’armée de l’air libyenne, des informations font état de la récente visite du général Kadiri, responsable des achats au sein de l’armée libyenne, auprès du groupe aéronautique. Au terme d’un vol qu’il aurait effectué à bord d’un Rafale, Kadiri en aurait loué les qualités. En outre, les chances de l’avion concurrent, le Mig-29 SMT se sont amoindries après la visite de Vladimir Poutine à Tripoli, car les accords conclus à cette occasion se sont limités au domaine du chemin de fer. Enfin et surtout, le colonel Kadhafi avait enjoint aux militaires libyens “de s’équiper avec de la technologie française”.

AFA0705230111
Online TTU drapeauanglais