Nous avons tous été intéressés par la performance hallucinante de James McAvoy dans Split, ce thriller psychologique signé M. Night Shyamalan sorti en 2017. Le comédien écossais y incarne Kevin Wendell Crumb, un homme tourmenté par un trouble dissociatif qui fait cohabiter dans son esprit 23 identités distinctes. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : une 24ème personnalité, bien plus dangereuse, menace d’émerger à tout moment. L’intrigue démarre lorsque Dennis, l’une des personnalités dominantes, kidnappe trois adolescentes et les séquestre dans une cave aménagée. Parmi ces captives figure Casey Cooke, magnifiquement interprétée par Anya Taylor-Joy, qui devra utiliser toute son intelligence pour survivre. Ce film visite avec subtilité la complexité du mental humain tout en maintenant un suspense haletant du début à la fin.
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Kevin Wendell Crumb et ses multiples identités
Le personnage central souffre d’un trouble dissociatif de l’identité qui transforme complètement sa réalité quotidienne. Dans sa psyché cohabitent 23 identités différentes, chacune possédant sa propre vision du monde, ses manières et sa gestuelle. La menace plane avec l’émergence imminente de la Bête, cette 24ème personnalité bestiale qui représente le danger absolu.
À l’écran, nous examinons 8 personnalités principales tandis que 23 se sont manifestées devant sa psychiatre. Dennis apparaît comme un homme dur et antipathique, obsédé par l’ordre et la propreté. Patricia incarne une femme stricte et distinguée qui impose sa vision. Hedwig représente un garçon de 9 ans au zézaiement prononcé, touchant et perturbant à la fois. Barry, créateur de mode, est la façade sociale de Kevin, celle qui consulte régulièrement le Dr Fletcher.
Ces identités s’organisent en hiérarchie complexe : certaines dominent, d’autres restent enfouies comme des indésirables cachés dans les profondeurs de l’inconscient. Hommes, femmes, enfants, artistes ou psychopathe coexistent, conscients les uns des autres et capables de jouer des rôles pour tromper leur entourage.
La performance exceptionnelle de James McAvoy
McAvoy porte littéralement ce film sur ses épaules avec une prestation saluée unanimement par la critique. Les magazines spécialisés ont parlé de « la performance de sa vie », et nous ne pouvons que confirmer cette analyse. Le comédien jongle entre des langages corporels radicalement différents avec une précision chirurgicale.
Un simple déplacement d’épaules fait surgir Dennis, tandis qu’une petite moue annonce le retour de Patricia. Chaque personnage possède sa propre façon de bouger, parler et réagir face aux situations. Cette transformation instantanée captive le spectateur qui assiste à un véritable numéro d’acteur. McAvoy se régale visiblement à incarner ces identités multiples, passant d’un être tourmenté à un enfant candide en quelques secondes.
Le défi technique représenté par cette interprétation est colossal. Le comédien doit faire croire à la coexistence réelle de toutes ces personnalités tout en maintenant une cohérence psychologique pour chacune. Sa performance constitue le pilier central de la réussite du film.
L’intrigue du huis-clos angoissant
Dennis pousse Kevin à enlever trois jeunes filles après une fête d’anniversaire. Les adolescentes se retrouvent prisonnières dans les locaux de maintenance du zoo où travaille leur ravisseur. Cette cave aménagée en chambre devient leur prison, coupée de tout contact extérieur.
L’angoisse monte quand Dennis annonce l’arrivée imminente de la Bête, cette personnalité encore inconnue qui promet d’être bien plus dangereuse que toutes les autres. Casey se distingue rapidement des deux autres captives. Plus posée, plus réfléchie, elle utilise l’arme psychologique pour tenter de survivre en jouant sur les différentes identités de son kidnappeur.
Shyamalan révèle progressivement, à travers des flashbacks troublants, les traumatismes de Casey et établit des parallèles saisissants entre elle et Kevin. Ce huis-clos angoissant séquestre également le spectateur, qui découvre les identités au même rythme que les jeunes filles.
L’inspiration réelle et le message du film
Le scénario puise son inspiration dans le cas réel de Billy Milligan, psychopathe américain des années 70. Chez ce patient cohabitaient 23 personnalités différentes, incluant même une fillette de trois ans. Lors de son procès, Milligan avait plaidé non-coupable en invoquant ses multiples identités.
Shyamalan développe cette base historique en examinant l’idée fascinante que chaque personnalité croit absolument en sa propre existence. Cette conviction mentale peut même affecter la physiologie du corps : si une identité se pense diabétique, le corps peut manifester des symptômes.
Le réalisateur délivre un message puissant sur la nécessité de comprendre et soigner les personnalités traumatisées. Le film met en lumière le trouble dissociatif comme une réalité médicale et non une affabulation. Cette exploration de la folie humaine propose une vision où le mental traumatisé pourrait représenter une possible transcendance des capacités humaines ordinaires.
Passionné de sport et curieux de nature, je suis Michel. Du dernier match de foot aux innovations qui font bouger le monde, je partage ici ce qui me motive et me passionne. Parce que vivre à fond, c’est aussi s’intéresser à ce qui nous entoure !





