Isack Hadjar salaire : contrat et revenus F1

Pilote en combinaison rouge tenant son casque dans garage

Isack Hadjar a traversé la saison 2025 comme le pilote le moins bien rémunéré du paddock, avant de décrocher une promotion chez Red Bull qui change radicalement la donne. Sa trajectoire illustre parfaitement les écarts vertigineux de rémunération qui existent en Formule 1, un championnat qui a généré 3,65 milliards de dollars de revenus en 2024. De quoi faire tourner les têtes — et les compteurs.

Isack Hadjar, le pilote le moins bien payé de la grille en 2025

En 2025, le salaire d’Isack Hadjar chez Racing Bulls oscillait entre 500 000 et 800 000 euros annuels. Autant dire que parmi ses collègues, il faisait figure d’exception — dans le mauvais sens du terme. Seul Jack Dohan partageait ce bas de tableau salarial avec lui sur la grille de F1.

Comparez ces chiffres avec ceux des autres pilotes français : Pierre Gasly empochait 10 millions d’euros par an chez Alpine, soit environ 833 000 euros par mois, quand Esteban Ocon touchait 6 millions d’euros annuels chez Haas, l’équivalent de 500 000 euros par mois. Ces estimations excluent les contrats de sponsoring personnels et les primes de victoire.

Malgré cette rémunération modeste, Hadjar a signé une saison rookie solide : 10 points au championnat, un podium à Zandvoort, une neuvième place au Grand Prix d’Emilie-Romagne, et une dixième place au classement général. Pas mal pour un pilote qui avait tâtonné dès le Grand Prix d’Australie en début de saison.

Le contrat d’Isack Hadjar chez Red Bull pour 2026 : une valorisation spectaculaire

Une structure « 1+1 » avec des enjeux majeurs

En novembre 2025, Red Bull officialise la promotion d’Isack Hadjar pour la saison 2026. Il pilotera aux côtés de Max Verstappen, au détriment de Yuki Tsunoda. Le contrat adopte une structure dite « 1+1 » : une saison ferme en 2026, avec une option pour 2027.

Son salaire grimpe à 6,6 millions d’euros annuels — soit une multiplication par cinq par rapport à ses précédentes rémunérations. Impressionnant sur le papier. Mais le diable se cache dans les détails.

Des clauses de performance à ne pas négliger

Le contrat inclut des clauses de performance strictes. Résultats insuffisants ? Hadjar pourrait être rétrogradé chez Racing Bulls, avec un salaire réduit à 4,2 millions d’euros. Si l’option 2027 n’est pas levée faute de performances satisfaisantes, Red Bull dispose d’une clause permettant de diviser la rémunération par deux, soit 3,3 millions d’euros. La pression est réelle.

Les salaires des pilotes de F1 en 2025 : où se situe Hadjar dans la hiérarchie ?

Max Verstappen domine avec 65 millions d’euros, devant Lewis Hamilton chez Ferrari à 60 millions. Charles Leclerc suit à 35 millions d’euros, puis Fernando Alonso et Lando Norris partagent la quatrième position à 20 millions chacun.

Surprise du classement : Oscar Piastri, alors leader du championnat du monde, ne pointait qu’en douzième position avec seulement 6 millions d’euros annuels. Kimi Antonelli chez Mercedes et Yuki Tsunoda plafonnent à 2 millions d’euros, Liam Lawson à 1 million.

Ces chiffres représentent des salaires de base, hors primes, bonus et contrats de sponsoring personnels. La Formule 1, avec 1,5 milliard de téléspectateurs cumulés par saison et des pics à plus de 100 millions pour certaines épreuves, génère des revenus colossaux grâce aux droits télé et aux promoteurs de Grands Prix. Ces flux financiers alimentent directement les enveloppes salariales des pilotes.

Enfin, notons qu’en 2025, la France aligne trois pilotes en F1 pour la première fois depuis 2020 — année où Romain Grosjean complétait le trio avant son terrible accident au Vaste Prix de Bahreïn. Gasly, Ocon, Hadjar — trois générations, trois trajectoires, trois niveaux de rémunération très différents.