Victor Wembanyama tourne à 24,4 points, 11,1 rebonds et 2,7 contres par match cette saison — le seul joueur NBA à combiner ces statistiques. Pourtant, avec 13,38 millions de dollars pour la saison 2025-2026, il n’est que le cinquième joueur le mieux payé des San Antonio Spurs. Son contrat rookie de quatre ans, signé en 2023 et valorisé à 55,1 millions de dollars, encadre encore sa rémunération. La perspective qui se dessine derrière ces chiffres est vertigineuse : Wembanyama pourrait devenir le premier milliardaire en salaires NBA.
Table of Contents
Un salaire de rookie en décalage avec ses performances, mais une trajectoire salariale sans précédent
Le rookie scale contract est une réalité que même les plus grands talents doivent traverser. Ce mécanisme fixe les rémunérations selon la position à la draft et les années d’expérience — Wembanyama, premier choix de la draft 2023, perçoit donc le maximum prévu pour un rookie, sans pouvoir y déroger.
Sa progression salariale sur quatre saisons illustre cette mécanique : 12,16 millions de dollars lors de sa première année, 12,77 millions en 2024-2025, 13,38 millions cette saison, puis 16,87 millions lors de la quatrième, sous réserve d’activation de l’option d’équipe. Entre sa deuxième et sa troisième saison, la hausse représente environ 5% — soit 600 000 dollars supplémentaires. Une augmentation qui paraît presque anecdotique comparée aux 29,3 millions de Devin Vassell, aux 19 millions de Keldon Johnson, aux 18 millions de Harrison Barnes ou aux 16,7 millions de Zach Collins.
- Stephen Curry : 55,7 millions de dollars — plus haut salaire NBA en 2024-2025
- Nikola Jokic — 51,4 millions de dollars
- Rudy Gobert : 43,8 millions de dollars — record français en NBA
Wembanyama pointe au 133e rang des rémunérations NBA pour 2025-2026. Un paradoxe saisissant quand on sait qu’il est titulaire au All-Star Game pour la deuxième fois. Rappelons qu’il gagnait 20 000 euros par mois à Boulogne-Levallois en 2022-2023 — le chemin parcouru est spectaculaire, même si la NBA le bride encore sur le plan financier.
Une prolongation XXL en approche et le cap symbolique du milliard de dollars en ligne de mire
Une extension max à 252 millions dès juillet
À partir du 6 juillet, les San Antonio Spurs peuvent négocier une prolongation maximale de cinq ans avec Wembanyama, estimée à 252 millions de dollars. Avec les clauses liées aux distinctions individuelles — sélection All-NBA, titre de MVP, trophée de DPOY (Defensive Player of the Year) —, ce montant pourrait atteindre 303,3 millions de dollars, selon Bobby Marks, spécialiste des salaires pour ESPN et ancien manager général adjoint des Brooklyn Nets.
La règle du supermax, instaurée en 2017, autorise les joueurs éligibles restant dans leur franchise d’origine à signer jusqu’à 35% du salary cap — fixé à 154,647 millions de dollars pour 2025-2026. Wembanyama a exprimé sa volonté de faire toute sa carrière à San Antonio, ce qui maximise mécaniquement ses droits à un contrat supermax.
Vers le milliard, une trajectoire inédite
Autour de 2032, un nouveau contrat supermax sur cinq ans pourrait atteindre 429 millions de dollars, dont 98 millions sur la seule dernière année — à 31 ans à peine. Pour donner une mesure de l’ampleur, LeBron James a cumulé 581 millions sur 23 saisons, Kevin Durant 501 millions et Stephen Curry 470 millions.
- Extension max 2026 : jusqu’à 303,3 millions de dollars
- Contrat supermax 2032 : jusqu’à 429 millions de dollars
Hors terrain, la mécanique financière est tout aussi impressionnante. Ses revenus annuels en sponsoring avoisinent 20 millions de dollars, et Forbes évalue les Spurs à près de 4 milliards de dollars en 2025 contre 2 milliards en 2022 — une valorisation directement liée à l’arrivée du natif du Chesnay. Les ventes de produits dérivés avaient atteint 1,2 million de dollars entre la draft et son premier match, et la billetterie a bondi de 67% dès ses premières sorties. Le premier milliardaire en salaires NBA n’est peut-être plus une hypothèse.
Hary, futur quarantenaire en pleine forme. Sportif et un peu geek dans l’âme, le magazine TTU est mon espace d’expression dédié aux hommes.





