Entre « je vous ferez » et « je vous ferai », beaucoup de francophones hésitent. Cette confusion est pourtant fréquente, même chez des locuteurs aguerris. La conjugaison du verbe faire au futur simple réserve quelques subtilités qu’il vaut mieux maîtriser. Mauvaise terminaison dans un email professionnel, et votre crédibilité en prend un coup. Nous allons donc démêler tout ça : forme correcte, conjugaison complète, usages du futur simple et distinction avec le conditionnel présent. Accrochez-vous, c’est plus simple qu’il n’y paraît.
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Je vous ferai ou je vous ferez : quelle est la forme correcte ?
Soyons directs : la forme correcte est « je vous ferai », sans aucun débat possible. Écrire « je vous ferez » constitue une faute de grammaire que même un correcteur automatique repèrerait. En langue française, chaque pronom possède sa propre terminaison au futur simple, et celle-ci ne s’improvise pas.
« Ferez » appartient exclusivement au pronom « vous ». On écrira par exemple : « Vous me ferez l’honneur de votre présence ». Jamais avec « je ». La première personne du singulier prend systématiquement la terminaison « -ai » au futur simple, sans exception.
Cette règle s’applique à tous les verbes, pas uniquement au verbe faire. On écrit « je vous dirai » et non « je vous direz », « je vous montrerai » et non « je vous montrerez ». La logique reste la même : le pronom dicte la terminaison.
Garder ce réflexe en tête évite bien des maladresses, notamment dans une lettre formelle ou un message professionnel où la précision orthographique renforce votre professionnalisme.
Comment conjuguer le verbe faire au futur simple ?
Le futur simple se construit en ajoutant les terminaisons -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont à la base de l’infinitif. Le verbe faire appartient au troisième groupe et se conjugue avec l’auxiliaire « avoir ». Voici sa conjugaison complète :
| Pronom | Conjugaison |
|---|---|
| Je | ferai |
| Tu | feras |
| Il / Elle | fera |
| Nous | ferons |
| Vous | ferez |
| Ils / Elles | feront |
Parmi les verbes irréguliers, la racine peut changer au futur. « Être », par exemple, devient « ser-« : je serai, tu seras, il sera. Une exception à mémoriser absolument.
Pour ancrer cette conjugaison en pratique, voici quelques exemples en contexte :
- « Demain, je ferai les courses. »
- « Tu feras ce rapport avant vendredi. »
- « Nous ferons de notre mieux pour vous satisfaire. »
Dans quels cas utiliser le futur simple ?
Le futur simple couvre un large spectre d’utilisations. Ce temps verbal exprime avant tout une action à venir, mais ses nuances vont bien au-delà de la simple prévision.
On l’emploie pour formuler une promesse (« Je te rendrai ton livre demain »), exprimer un projet (« Je partirai en vacances en juillet »), donner un ordre ou formuler une menace (« Tu rangeras ta chambre avant ce soir »), ou encore exprimer une intention claire.
Dans les phrases hypothétiques introduites par « si », le futur s’impose naturellement : « Si tu viens demain, nous irons à la plage. » Cette construction apporte clarté et dynamisme au message.
Côté oral versus écrit, la différence mérite attention. Le futur proche domine les échanges parlés (« Je vais écrire une lettre tout de suite »), tandis que le futur simple s’impose à l’écrit pour plus de formalité (« J’écrirai une lettre demain »).
| Situation | Futur simple | Futur proche |
|---|---|---|
| Action planifiée formelle | J’écrirai ce rapport | Je vais écrire ce rapport |
| Action immédiate | – | Je vais partir maintenant |
| Promesse écrite | Je vous répondrai | – |
Je ferai ou je ferais : comment distinguer le futur simple du conditionnel présent ?
Voilà un piège classique, et franchement redoutable. À l’oral, la différence de prononciation entre « je ferai » et « je ferais » tend à disparaître. Résultat : la confusion s’invite facilement à l’écrit.
Futur simple vs conditionnel : la règle du « s »
« Je ferai » — futur simple, sans « s » — exprime une action certaine à venir. « Je ferais » — conditionnel présent, avec « s » — traduit une hypothèse ou un souhait. Simple sur le papier, mais trompeur à l’oreille.
Des exemples comparatifs aident à visualiser la différence : « Demain, je partirai faire du vélo » (futur simple) contre « S’il ne pleuvait pas, je partirais faire du vélo » (conditionnel). Le contexte guide souvent le choix du bon temps verbal.
L’astuce qui change tout
Pour ne plus douter, conjuguez le verbe à la deuxième personne du singulier. Si ça sonne naturellement avec « tu partiras », vous êtes au futur. Si « tu partirais » s’impose, c’est le conditionnel. L’oreille devient alors un vrai allié.
Autre exemple parlant : « j’aimerais concrétiser ce projet » s’écrit avec un « s » final, car il exprime un souhait au conditionnel présent. Cette règle de grammaire vaut pour tous les verbes, pas uniquement pour le verbe faire.
- Identifiez si l’action est certaine (futur simple) ou hypothétique (conditionnel).
- Testez la conjugaison à la deuxième personne pour entendre la différence.
- Mémorisez : futur simple sans « s », conditionnel avec « s » à la première personne.
Maîtriser ces nuances booste votre communication écrite, que ce soit pour une lettre, un email ou n’importe quel échange professionnel. La langue française récompense ceux qui font l’effort de la comprendre vraiment.
Hary, futur quarantenaire en pleine forme. Sportif et un peu geek dans l’âme, le magazine TTU est mon espace d’expression dédié aux hommes.




