J’ai pris ou j’ai prit : quelle est la bonne orthographe ?

La règle d’orthographe : pourquoi « j’ai pris » est la seule forme correcte

La règle d’orthographe : pourquoi « j’ai pris » est la seule forme correcte

La règle d’orthographe : pourquoi « j’ai pris » est la seule forme correcte

La bonne écriture est « j’ai pris », avec un s final. La forme « j’ai prit » est incorrecte dans cette phrase.

Pourquoi ? Parce que « ai » est l’auxiliaire avoir et qu’il doit être suivi du participe passé du verbe prendre. Or, le participe passé de prendre est pris, et non prit.

On écrit donc : j’ai pris le train, j’ai pris une décision, j’ai pris rendez-vous. Dans tous ces cas, le mot qui suit « j’ai » reste bien pris.

Le participe passé du verbe prendre

Le participe passé du verbe prendre

Le verbe prendre forme son participe passé en pris. C’est cette forme que l’on retrouve dans les temps composés : j’ai pris, tu as pris, il a pris, nous avons pris.

Le piège vient du fait que le son final ne permet pas de deviner l’orthographe. À l’oral, on n’entend pas la différence entre certaines finales écrites. À l’écrit, en revanche, la forme correcte est fixe : pris.

La logique est proche de celle expliquée pour j’ai écrit ou j’ai écris : au passé composé, il faut identifier le participe passé, et ne pas se laisser guider par une terminaison qui ressemble à une autre forme du verbe.

Les règles d’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir

Les règles d’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir

Avec l’auxiliaire avoir, le participe passé pris ne s’accorde pas avec le sujet. On écrit donc : elle a pris, ils ont pris, nous avons pris. Le sujet peut être féminin, masculin, singulier ou pluriel : cela ne change rien dans ces exemples.

L’accord devient possible seulement si le complément d’objet direct est placé avant le verbe. On écrira par exemple : la décision que j’ai prise. Ici, « que » reprend « la décision », placé avant « ai prise » : le participe passé s’accorde donc au féminin singulier.

Retenez l’idée simple : dans « j’ai pris », sans complément placé avant, on garde la forme de base pris. Si un complément direct apparaît avant, il faut vérifier s’il entraîne un accord.

Conjugaison du verbe prendre et formes à ne pas confondre

Conjugaison du verbe prendre et formes à ne pas confondre

La forme « prit » existe bien en français, mais elle ne convient pas après « j’ai ». Elle appartient à une autre conjugaison : on peut écrire il prit ou elle prit, dans un récit au passé simple.

C’est précisément cette proximité qui crée l’erreur. « J’ai pris » est un passé composé : auxiliaire avoir + participe passé. « Il prit » est une forme simple, sans auxiliaire. Les deux ne fonctionnent pas de la même manière.

Pour éviter la confusion, remplacez mentalement le verbe par un autre participe passé que vous connaissez bien. On ne dirait pas « j’ai fit » mais j’ai fait. De la même façon, on écrit j’ai pris, pas « j’ai prit ».

Verbes de la même famille et exemples d’utilisation

Verbes de la même famille et exemples d’utilisation

Plusieurs verbes construits autour de prendre suivent la même logique. Leur participe passé se termine aussi par -pris : compris, appris, repris, surpris, entrepris.

  • J’ai compris la règle.
  • Tu as appris une nouvelle méthode.
  • Elle a repris son travail.
  • Nous avons surpris nos amis.
  • Ils ont entrepris un projet ambitieux.

Le bon réflexe consiste donc à regarder la famille du verbe. Si le verbe se construit comme prendre, son participe passé garde généralement cette finale en -pris. Cela aide à corriger rapidement des hésitations comme « j’ai apprit » ou « j’ai comprit », qui doivent s’écrire j’ai appris et j’ai compris.

FAQ

Faut-il écrire « j’ai pris » ou « j’ai prit » ?

Il faut écrire « j’ai pris ». Après l’auxiliaire « avoir », on utilise le participe passé du verbe prendre, qui est « pris ».

La forme « prit » existe-t-elle ?

Oui, « prit » existe, mais ce n’est pas un participe passé. On l’emploie dans une forme comme « il prit » ou « elle prit », et non après « j’ai ».

Écrit-on « la décision que j’ai pris » ou « prise » ?

On écrit « la décision que j’ai prise », car le complément d’objet direct « la décision » est placé avant le verbe. Le participe passé s’accorde donc au féminin singulier.

Pourquoi écrit-on « j’ai compris » et non « j’ai comprit » ?

Parce que « compris » est le participe passé du verbe comprendre, construit comme prendre. La finale correcte est donc « -pris », pas « -prit ».

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Quelle est la bonne écriture après « j’ai » ?
✔ j’ai pris
— j’ai prit
— j’ai prît

Le texte indique que la bonne écriture est « j’ai pris », avec un s final, car « ai » doit être suivi du participe passé du verbe prendre : « pris ».

Pourquoi écrit-on « j’ai pris » et non « j’ai prit » ?
✔ Parce que « pris » est le participe passé de « prendre »
— Parce que « prit » est toujours incorrect en français
— Parce que le sujet « je » impose un s final

L’article explique que « ai » est l’auxiliaire avoir et qu’il doit être suivi du participe passé de prendre, qui est « pris » et non « prit ».

Dans quel cas la forme « prit » peut-elle exister ?
— Après « j’ai » au passé composé
✔ Dans un récit au passé simple, comme « il prit » ou « elle prit »
— Comme participe passé de « prendre »

Le texte précise que « prit » existe en français, mais qu’il appartient au passé simple : on peut écrire « il prit » ou « elle prit ».

Quelle phrase illustre un accord du participe passé avec un complément d’objet direct placé avant le verbe ?
— Elle a pris
✔ La décision que j’ai prise
— Nous avons pris

L’article donne l’exemple « la décision que j’ai prise » : « que » reprend « la décision », placée avant « ai prise », donc le participe passé s’accorde au féminin singulier.