Le salaire du maire de Nice fait régulièrement parler de lui. Précisons d’emblée : il ne s’agit pas d’un salaire classique, mais d’une indemnité de fonction, encadrée par la loi selon le nombre d’habitants de la commune. Christian Estrosi, actuel maire de Nice, en est le parfait exemple.
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L’indemnité du maire de Nice — un montant fixé selon la taille de la commune
Ce que prévoit la loi
Nice compte environ 340 000 habitants, ce qui la place dans la tranche des communes dépassant les 200 000 habitants. Bilan : Christian Estrosi perçoit 5 960,26 euros brut par mois au titre de son mandat de maire — le maximum légal pour cette catégorie.
Depuis la revalorisation de 2024, la grille nationale des indemnités des maires s’étend de 1 048 euros brut par mois pour les communes de moins de 500 habitants jusqu’à ce plafond de 5 960,26 euros pour les grandes villes. Un élu d’une petite commune et le maire de Nice ne jouent clairement pas dans la même cour.
Le cumul de mandats change tout
Estrosi cumule trois mandats principaux : député des Alpes-Maritimes, maire de Nice et président de la métropole Nice Côte d’Azur. Concrètement, selon L’Express, cela représente l’équivalent de quatre temps plein.
- Comme député : 7 100 euros brut par mois
- Comme maire de Nice : 2 823 euros brut par mois
- Comme président de la métropole : aucune rémunération supplémentaire
Le plafond légal fixé pour ce cumul d’indemnités atteint 9 857 euros brut mensuels. En 2021, les documents budgétaires de la Ville de Nice révélaient une indemnité brute totale de 8 459,45 euros brut par mois, soit plus de 83 000 euros sur l’année.
Comparatif avec d’autres grandes villes françaises
Le maire du Havre perçoit environ 5 960 euros brut mensuels, soit un montant identique à celui d’Estrosi au seul titre de son mandat municipal. Paris fait figure d’exception — l’indemnité du maire de la capitale atteint environ 7 900 euros brut mensuels. Ces chiffres restent bien en dessous des rémunérations pratiquées dans certaines capitales étrangères, où les maires dépassent largement les 15 000 euros mensuels.
Quand le cumul ministre-maire gonflait les revenus
En septembre 2009, Estrosi cumulait ses fonctions de ministre de l’Industrie (11 500 euros brut/mois), de maire (8 161 euros brut/mois) et de président de la Communauté Urbaine de Nice (5 441 euros brut/mois) — le tout plafonné à 18 000 euros brut par mois. Devenu député, ses revenus ont été réduits de moitié grâce au mécanisme de plafonnement du cumul.
La transformation de Nice en métropole a également généré des économies concrètes — le nombre de vice-présidents est passé de 30 à 15, soit 90 000 euros économisés par an pour la collectivité.
Hary, futur quarantenaire en pleine forme. Sportif et un peu geek dans l’âme, le magazine TTU est mon espace d’expression dédié aux hommes.




