Tsahal s’investit dans le «big data»

L’armée israélienne entend se lancer dans la recherche consacrée au «big data» (données informatiques massives). Jusqu’à présent, Tsahal recourait à cette technologie pour des besoins opérationnels limités. «L’objectif désormais est beaucoup plus ambitieux : il s’agit d’élargir au maximum l’utilisation du big data pour tous nos besoins», affirme un officier.

Cette technologie a déjà été utilisée pour analyser et déterminer à l’avance le lieu d’explosion des milliers de roquettes tirées par le Hamas vers Israël à partir de Gaza durant la guerre de 2014. Il s’agissait, à l’époque, du premier recours au big data dans des situations réelles de combats. «L’époque du simple logiciel est désormais dépassée. Actuellement, nous sommes en mesure de collecter une énorme masse d’informations, mais le problème est de savoir comment l’exploiter rapidement, afin de pouvoir améliorer notre efficacité opération­nelle», commente l’officier.

Parmi les utilisations poten­tielles du big data, figurent en bonne place les ressources humaines et notamment la sélection des recrues dans un pays où le service militaire obligatoire concerne des dizaines de milliers de jeunes chaque année. Des analyses pointues menées grâce au big data doivent permettre d’améliorer les procédures de sélection des recrues, afin de les affecter aux postes qui leur conviennent le mieux.

Mais l’objectif principal demeure l’intégration d’une énorme masse de données dans la gestion quotidienne d’opérations militaires. «Le problème est de fournir cette technologie non seulement à des techniciens, mais aussi à des soldats d’unités combattantes», ajoute l’officier. Selon lui, elle pourrait également être très utile pour effectuer une évaluation plus objective des performances du matériel militaire sur le champ de bataille.

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