Suède : comment financer les Patriot ?

Le gouvernement suédois s’apprête à acheter des systèmes Patriot, d’ici fin juillet, sans qu’une rallonge budgétaire n’ait, pour l’instant, été décidée afin d’assurer leur financement. L’équation semble en effet compliquée, y compris aux yeux de l’expert ayant rédigé un rapport sur les besoins à venir en matériels militaires, commandé par le gouvernement.

Rendu le 20 février, ce rapport estime à 550 millions d’euros par an la rallonge budgétaire minimale à accorder à la Défense pour que l’achat des Patriot puisse se faire sans affecter d’autres besoins en investissements (artillerie, munitions, nouveaux poids lourds, modernisation de chars, etc.). «J’ai fixé des priorités, mais il est possible que les politiques n’en aient rien à faire», a commenté l’auteur, Ingemar Wahlberg.

Le 1er mars, la Défense a demandé une rallonge budgétaire de 10 milliards de couronnes (985 millions d’euros) pour trois ans, afin d’augmenter ses capacités opérationnelles. Mais, si elle est acceptée, elle ne concernera pas les Patriot (préférés au SAMP/T européen). Au mieux, ce ne sera que lors de la présentation du budget 2019, après les législatives de septembre prochain, que de l’argent pourrait être budgété en vue de cet achat, dont le montant exact n’est pas encore connu. Mais cette opération se fera-t-elle au détriment d’autres achats souhaités par la Défense ?

En février, le Département d’Etat américain a donné son feu vert à l’achat par Stockholm de Patriot, pour un montant maximal de 3,2 milliards de dollars, point de départ de négociations engagées depuis avec la DGA suédoise. Celle-ci a indiqué s’attendre à une offre américaine début mai, qui serait valide pendant 85 jours.

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