Négociations secrètes avec Pyongyang

Alors que les tensions sont à leur point culminant entre Pyongyang et la communauté internationale, après les quatre derniers essais de missiles balistiques et les révélations sur le développement d’un nouveau missile intercontinental, un ancien officier de renseignement américain organise des négociations informelles avec les conseillers de Kim Jong un.

A la tête d’un groupe de négociateurs officieux qui avaient œuvré pour aboutir à l’accord nucléaire de 2005, Joseph DeTrani s’active en coulisse pour tenter d’organiser une rencontre entre diplomates américains et nord-coréens. Rencontrant en moyenne leurs contacts tous les six mois à Londres, Singapour ou Kuala Lumpur, les collaborateurs de DeTrani vont tenter, à la fin du mois, d’obtenir au siège des Nations unies une pause dans l’escalade actuelle. Malgré le «lâchage» officiel de Pékin, Pyongyang sait pouvoir compter sur l’appui de Téhéran, Islamabad et surtout Moscou pour fragiliser la «Pax Americana» asiatique.

En permettant à plusieurs reprises à Pyongyang d’expliquer le bien-fondé de ses revendications nucléaires, DeTrani est parvenu à obtenir la confiance du vice-ministre des Affaires étrangères, Han Song Ryol. Mais en parallèle, DeTrani cherche à trouver une issue aux contradictions diplomatiques américaines. Car si, d’une part, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a multiplié, la semaine dernière, les réunions avec ses homologues chinois, japonais et coréens pour tenter de renouer le dialogue, le département d’Etat a annulé tous les visas des négociateurs de Pyongyang devant rencontrer DeTrani à New York dans deux semaines.

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