Naval Group : 2017, une bonne année

Naval Group a communiqué, il y a quelques jours, ses résultats pour l’année 2017, avec un chiffre d’affaires en hausse de 16% à 3,7 milliards d’euros et 4 milliards de prises de commandes (contre 2,6 en 2016).

Sur le marché national, les notifications enregistrées concernent notamment le programme de frégates de taille intermédiaire (FTI), celui de la rénovation des frégates La Fayette et le programme de construction des sous-marins nucléaires de classe Suffren. Ce dernier se poursuit avec un premier bâtiment assemblé et sur lequel tous les équipements ont été intégrés. Des essais au sol ont déjà été réalisés et ceux à la mer devraient intervenir dans les prochains mois. Un cinquième bâtiment devrait être commandé dans quelques semaines.

Sur le programme FREMM, quatre ont déjà été livrées, dont trois actuellement déployées en missions opérationnelles. Deux autres bâtiments suivront : la «Bretagne», en essais à la mer et qui doit être livrée au début de l’été, et la «Normandie», dont la coque a été mise à flots en février et qui doit être livrée en 2019.

En matière de programmes futurs, Naval Group travaille à la mise au point, avec TechnicAtome, de l’organisation industrielle du programme SNLE 3G et a lancé, à la demande de la Marine, des projets d’esquisses (nucléaires et conventionnels) d’un éventuel second porte-avions. Si rien n’a encore été décidé sur ce point, le lancement de ces études est important pour les bureaux d’études de Naval Group, en contribuant au maintien de l’activité des équipes ayant participé au programme «Charles De Gaulle».

Quant au programme de pétroliers-ravitailleurs, il est intégré à la feuille de route du projet d’alliance avec Fincantieri : il s’agira pour Naval Group d’adapter, en qualité de maître d’œuvre, le bâtiment «Vulcano», de conception italienne, aux spécifications de la Marine nationale, notamment avec des systèmes d’autodéfense plus robustes. Le concept «Brave» de bâtiment logistique développé avec STX, qui n’a pas été retenu, sera, lui, toujours proposé à l’export.

Sur les marchés d’exportation, où le groupe a réalisé 35% de son chiffre d’affaires et après des notifications au Brésil (programme Prosub) et en Australie (Sea1000), les perspectives sont notamment égyptiennes, avec une commande envisagée de deux à trois Gowind supplémentaires, et néerlandaises, avec l’annonce attendue du lancement de la compétition pour le remplacement des quatre sous-marins diésels-électriques de classe Walrus récemment modernisés.

La Marine royale néerlandaise souhaiterait acquérir des bâtiments à capacité océanique dotés de modules AIP. En Inde, où les calendriers annoncés invitent toujours à la plus grande prudence, Naval Group reste en lice, avec son partenaire RNAVAL, sur le programme de bâtiments amphibies (avec le BPC Mistral) et espère tou­jours une commande supplémentaire de Scorpène.

Quant à la Pologne, le remaniement ministériel récent n’a pas eu l’effet escompté et il semblerait que certains remettent même en question l’opportunité d’acquérir des sous-marins…

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