Moscou renforce son dispositif contre Daech

L’implantation de Daech en Afghanistan inquiète les autorités russes : après avoir rencontré, le 31 octobre, son homologue afghan, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, l’a rencontré à nouveau le 22 novembre, à Moscou. Et le communiqué du Conseil russe de sécurité fait clairement référence à des «accords signés suite à la visite de Patrouchev le 31 octobre» ainsi qu’à l’examen «de la coopération russo-afghane dans les domaines de l’économie, de la coopération entre les deux pays dans les domaines des forces de l’ordre et des services secrets, ainsi que les perspectives de coopération militaro-technique». Une «attention particulière», était accordée à la lutte contre Daech «et les autres organisations terroristes internationales opérant en Afghanistan».

Le même jour, la thématique afghane était de nouveau examinée, avec la «première réunion informelle» entre les secrétaires du Conseil de sécurité de la Russie, de l’Afghanistan, du Kazakhstan, de la Kirghizie, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. Le terrorisme et la lutte contre le trafic de drogue en provenance d’Afghanistan étaient à l’ordre du jour, ainsi que la coordination dans le domaine de la sécurité.

Le 24, Patrouchev rencontrait d’autres homologues de la région. Détail intéressant, son homologue azéri est le responsable de l’administration présidentielle, l’académicien Ramiz Mekhtiev – signe que c’est ce dernier qui est chargé des questions de sécurité auprès du Président Ilham Aliev.

Si Patrouchev et son homologue tadjik ont seulement «examiné les questions de coopération entre forces de l’ordre et services secrets» des deux pays tandis qu’avec la Moldavie était signé un «protocole d’interaction entre les appareils du conseil de sécurité» des deux pays, le package signé par les Russes avec les Ouzbeks, les Biélorusses et les Azéris est beaucoup plus complet : plan de coopération impliquant un échange constant d’informations et des consultations entre experts, membres des forces de l’ordre et des services secrets.

La crainte des russes est une infiltration de Daech via les frontières, comme l’a montré, il y a quelques jours, le démantèlement d’une cellule de Daech en Géorgie, qui comptait rejoindre la Tchétchénie. Et c’est le FSB qui se retrouve en première ligne, via la coopération avec ses homologues, mais également ses représentations dans la région. Son représentant à l’ambassade russe au Tadjikistan est un ancien haut responsable des gardes-frontières du FSB…

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