L’armée britannique renforce sa présence dans le nord de la Norvège

L’armée britannique renforcera sa présence dans le nord de la Norvège en portant à environ 800 militaires le contingent qu’elle envoie régulièrement s’entraîner aux conditions arctiques. Ces hommes de l’infanterie de marine seront déployés l’an prochain dans la partie non-côtière du Troms, l’avant-dernier comté avant la frontière russe.

Selon le ministère britannique de la Défense, cet entraînement, élément-clé d’une «nouvelle stratégie arctique», aura désormais lieu «dans une perspective à long terme et sera intégré aux plans de défense norvégiens». En annonçant la nouvelle dans le Sunday Telegraph du 30 septembre, le ministre de tutelle, Gavin Williamson, a laissé entendre qu’une base spécifique serait ouverte pour héberger ce contingent. Son homologue norvégien a tempéré ces propos, alors que le sujet est sensible politiquement.

Selon le conservateur Frank Bakke-Jensen, cet apport britannique, qui oscille «entre 600 et 1 100 hommes» par an, est dans la lignée de pratiques habituelles. «Un nombre anormalement peu élevé de Britanniques» seront venus s’entraîner en 2018, et Londres voudrait ainsi corriger le tir. Mais, selon lui, il n’est pas question d’ouvrir une base britannique permanente dans la région où ils s’entraîneront. Il ne précise toutefois pas dans quel type de lieu tout ce monde sera installé.

Le gouvernement de droite norvégien a déjà utilisé ces arguments pour désamorcer les critiques locales à l’encontre du renforcement de la présence de Marines américains stationnés dans le pays depuis 2017. En juin, Oslo a donné son feu vert au doublement de leur nombre, à environ 700, pour une période de cinq ans.

Dans le cadre de sa «nouvelle stratégie arctique», Londres enverra pour la première fois quatre Typhoon patrouiller dans l’espace aérien islandais en 2019. De plus, un nouveau Boeing P-8 Poseidon, basé dans le nord-est de l’Ecosse, aidera à «faire face aux menaces grandissantes, en particulier les activités sous-marines dans l’Arctique».

A noter que la France, dans des proportions nettement moindres, s’intéresse à la région. Douze hommes encadrés par le Groupement militaire de haute montagne (GMHM) sont rentrés avant l’été d’un entraînement au Groenland.

Articles similaires :
Partagez ce contenu :