La Marine allemande à quai

Alors que les sous-marins allemands, un temps tous hors d’état de marche, commencent à ressortir de «leurs rades», c’est au tour des bâtiments de surface de connaître une petite série noire.

Lors d’exercices de tirs dans les eaux norvégiennes, fin juin, la frégate «Sachsen» (classe 124) a connu un problème. Un missile (SM-2) s’est en effet allumé mais sans quitter le pas de tir. Deux membres d’équipage légèrement blessés s’en sont heureusement bien sortis. Mais l’accident a mené à l’immobilisation des frégates «Sachsen» et «Lübeck» pour contrôle des systèmes de tirs.

Pour corser le tout, la société danoise DNV GL, qui assure pour ainsi dire le contrôle technique des bâtiments «civils» en service dans la Marine, vient de retirer son approbation aux vaisseaux ravitailleurs «Rhön» (A1443) et «Spessart» (A1442) suite à la découverte d’éléments défectueux dans leurs moteurs diesels.

Ces deux navires, qui sont les principaux vaisseaux ravitailleurs de la Marine, ont déjà quarante ans de service et ont connu, ces dernières années, des pannes à répétition, entre autres lors de manœuvres internationales. Malgré tout, et comme les autres vaisseaux ravitailleurs allemands (classe Berlin), leur engagement était prévu dans diverses opérations.

Aujourd’hui, la Marine va devoir trouver rapidement des alternatives, peut-être à l’étranger, car comme l’a expliqué le vice-amiral Andreas Krause, «nous ne pouvons pas compenser la perte de ces ravitailleurs car la Marine allemande est devenue trop petite pour cela».

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