Japon : du porte-hélicoptères au porte-avions

Selon le quotidien Asahi Shimbun, un consensus au sein du gouvernement japonais aurait abouti à la décision de convertir le porte-hélicoptères de classe Izumo en porte-avions. Cette décision s’accompagnerait d’une commande supplémentaire de F-35, dans sa version à décollage court, dont l’ordre de grandeur serait situé entre vingt et quarante unités, mais aussi de MV-22 Osprey.

Dans le cas d’une commande de JSF l’année prochaine, l’Izumo pourrait être opérationnel en 2024. Cette conversion du pont d’envol serait facilitée car elle avait été envisagée dès le design du bâtiment, dans l’hypothèse de la neutralisation de la très stratégique base de Naha sur l’île d’Okinawa. Une île qui accueille également la base de l’US Air Force de Kadena et des Marines de Futenma. Des bases qui seront les premières ciblées, en cas de guerre, par les missiles de croisière chinois.

L’Izumo serait vraisemblablement rattaché à la zone des îles Senkaku, qui est un point de tension récurrent avec Pékin. Ce projet est d’autant plus prometteur que Tokyo, en cas de nécessité, pourrait très rapidement bénéficier d’un second porte-avions grâce au porte-hélicoptères Kaga, qui n’est autre que le sister-ship de l’Izumo…

Selon le quotidien, ce projet resterait classifié car il enfreint l’article 9 de la Constitution japonaise. Il suscite pourtant des émules. Séoul aurait également anticipé le même type de modification pour son second bâtiment amphibie de classe Dokdo. Mais dans ce cas, l’intégration d’un «ski jump» serait plus problématique. Aussi plutôt que d’acquérir des F-35B, Séoul pourrait se tourner vers les Harrier AV-8B des Marines en seconde main.

Quant à l’Australie, qui est l’un des principaux clients du F-35A, elle envisagerait également une modification du HMS «Canberra» pour accueillir soit des Harrier soit des JSF.

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