Israël : la protection des entreprises en cas de guerre

En Israël, les multinationales et les entreprises de haute technologie exercent des pressions sur le gouvernement pour obtenir un statut prioritaire dans leur approvisionnement en électricité et en eau si une nouvelle guerre venait à éclater. Des craintes toujours liées à la menace du Hezbollah, au Liban et en Syrie, et du Hamas à Gaza.

Des sociétés comme Intel et HP souhaitent également obtenir l’assurance que leurs cadres locaux, qui assurent la bonne marche de la production, ne soient pas appelés sous les drapeaux en cas d’attaque de missiles ou d’une vague de terrorisme. Pour éviter que ces entreprises ne quittent Israël, le ministère de l’Economie et l’Association des industriels israéliens, principale organisation patronale du pays, ont mis au point un plan d’urgence, en collaboration avec le ministère de la Défense et l’Autorité chargée de gérer les situations d’urgence nationale, pour coordonner l’action des différentes institutions en temps de guerre.

Un premier budget de plus de quatorze millions de dollars devrait être débloqué dans les prochaines semaines pour répondre aux attentes des entreprises étrangères. L’essentiel est d’empêcher que les sociétés n’ordonnent le transfert à l’étranger de leurs centres de recherche et de développement. Et de rassurer les multinationales susceptibles de s’implanter en Israël ou d’y acquérir des start-up, en s’engageant à que ces entreprises ne soient pas paralysées en situation d’urgence.

«Les autorités israéliennes doivent réaliser que la continuité des activités des multinationales est vitale à l’économie du pays», souligne un cadre d’un groupe européen implanté dans l’Etat hébreu. Selon lui, les sociétés étrangères spécialisées dans la haute technologie doivent obtenir le statut réservé aux entreprises «essentielles», quand bien même leur production ne serait pas immédiatement vitale pour le fonctionnement de l’économie israélienne. Ces sociétés insistent également pour obtenir l’assurance que les ports par où transitent plus de 90% du commerce extérieur israélien continueront à fonctionner en cas de guerre.

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