Des avions ravitailleurs Boeing KC-46 pour Tsahal

L’armée de l’air israélienne prévoit de s’équiper de quatre à six avions ravitailleurs de type Boeing KC-46, un nouvel appareil du constructeur américain utilisé notamment par l’US Air Force. Mais le prix de ces appareils est élevé : entre 200 et 250 millions de dollars l’unité.

Le KC-46 est basé sur le Boeing 767. Ces appareils sont appelés à remplacer les avions ravitailleurs basés sur les 707 reconvertis qui sont en service depuis plus de cinquante ans dans l’armée de l’air israélienne. Leur remplacement a été reporté à plusieurs reprises pour permettre de financer l’achat d’autres avions, jugés prioritaires. Mais selon un responsable du ministère de la Défense, «il n’est plus possible de se contenter d’appareils inadaptés aux nouvelles technologies et à l’accrois­sement du volume des missions relevant des forces aériennes, notamment face à la menace iranienne». Selon lui, le KC-46 est notamment mieux adapté au ravitaillement du F-35, l’avion furtif américain de dernière génération, dans le cas d’attaques que pourrait lancer Israël en Iran.

Ce marché des avions ravitailleurs a déclenché une intense campagne de lobbying de la part d’Israel Aerospace Industries (IAI), qui propose de convertir des Boeing 767 passagers ou cargo pour un coût de 100 à 130 millions de dollars l’unité, soit deux fois moins que ce que propose le constructeur américain. A noter que la facture pour un Airbus 330 converti à des missions de ravitaillement est de 200 à 250 millions de dollars. Pour tenter d’influer sur le ministère de la Défense, les responsables d’IAI mettent en avant qu’un contrat sur ces appareils permettrait d’assurer des centaines d’emplois et doperait les exportations du groupe. IAI a vendu au cours des dernières années dans le monde plusieurs avions civils reconvertis et négocie actuellement la vente d’au moins trois 767 reconvertis à l’armée brésilienne, pour un montant de quelque 300 millions de dollars.

Mais ces arguments n’ont pas suffi au ministère de la Défense, qui souligne que les commandes auprès de Boeing seront intégralement financées par l’aide militaire des Etats-Unis portée à 3,8 milliards de dollars par an et surtout destinée à acquérir du matériel américain.

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