Charges plus sérieuses contre l’ancien officier de la CIA

TTU notait, dans son article en ligne publié le 7 février dernier, que l’ancien officier de la CIA Jerry Chun Shing Lee, avait été accusé d’avoir fourni au ministère de la Sécurité d’Etat chinois des informations qui permirent d’interpeller près de 18 sources de la CIA en Chine. Sauf que l’acte d’accusation n’évoquait que des faits de «rétention illégale d’informations relevant de la défense nationale».

Le ministère de la Justice des Etats-Unis vient de rendre publiques, le 8 mai dernier, de nouvelles inculpations contre l’ancien traitant de la CIA, de «conspiration en vue de recueillir ou de fournir des informations sur la défense nationale pour aider un gouvernement étranger». L’acte d’accusation est particulièrement précis : Lee aurait reçu de grosses sommes en liquide de ses deux traitants chinois, qu’il aurait déposées sur son compte à Hong-Kong ; et il leur aurait communiqué des informations sur les postes à l’étranger qu’allaient occuper des officiers de la CIA, ainsi que des données sur une «opération sensible».

L’affaire Lee est un cas d’école, qui montre le fonctionnement des services de renseignements chinois : au-delà des motifs classiques de recrutement d’une source, Lee ne rencontrait ses traitants que sur le territoire chinois. Mais, plus surprenant, deux traitants des services chinois se seraient, en mai 2013, rendus dans un pays pour essayer de recruter une ancienne employée de la CIA, et se seraient servi des informations que Lee leur avait fournies. Une démarche particulièrement risquée…

 

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