Accompagner l’export

Pilotée par le conseiller industriel du cabinet de Florence Parly, en coordination avec le ministère des Finances, la réflexion autour du processus de rationalisation et d’adaptation de l’outil d’accompagnement à l’export des entreprises françaises de défense, largement hérité du contexte des années 1990, suit son cours. L’objectif étant de créer un pôle d’accompagnement, notamment pour les contrats de gouvernement à gouvernement, dans les domaines du conseil, de la formation et du MCO. Quatre sociétés sont concernées : la SOFEMA, DCI, Eurotradia et peut-être l’ODAS, une entité un peu à part puisque dédiée aux contrats avec le seul client saoudien.

Si, pour le moment, les pouvoirs publics n’ont pas encore donné d’orientations claires sur la nouvelle structure et son fonctionnement (hormis qu’elle s’articulera logiquement autour des trois pôles d’activité précités), cette rationalisation est considérée comme indispensable afin de mieux peser sur un marché très concurrentiel qui compte de plus en plus d’acteurs privés, français ou étrangers. Bien qu’aucun calendrier n’ait été fixé, l’objectif semble de finaliser ce montage au premier semestre 2019.

En parallèle, c’est l’avenir de DCI qui se joue, après le départ de son PDG Jean-Michel Palagos. Le 1er octobre, le conseil d’administration de DCI a modifié les statuts de la société pour séparer provisoirement les postes de président (sans pouvoirs exécutifs) et de directeur général pour une période d’intérim courant jusqu’en décembre. En sa qualité d’administrateur de DCI, Laurent Giovachini (directeur général adjoint de Sopra Steria) a été désigné président par intérim, et un cabinet de conseil a été mandaté pour trouver des profils de nouveau PDG. Une compétition qui reste néanmoins ouverte aux candidatures et à laquelle Julia Maris, directrice générale adjointe de DCI, pourrait postuler.

Articles similaires :
Partagez ce contenu :