Type 31 : une frégate marketing ?

La polémique enfle en Grande-Bretagne avec l’arrivée en 2023 de la frégate Type 31 destinée à remplacer une partie de la flotte de Type 23, colonne vertébrale de la Royal Navy.

En 2015, le gouvernement Cameron a décidé de dédier 8 Type 26 à la lutte anti-sous-marine, et d’attribuer les autres missions à 5 frégates Type 31 rebaptisées «Global Combat Ship». Si sur le papier l’ordre de bataille serait inchangé avec l’arrivée évoquée cet été d’une sixième Type 31, de guerres de lobbying industriel en réductions budgétaires, l’arbitrage autour des spécifications de cette frégate serait susceptible de provoquer une attrition des capacités de la Navy, et de reproduire les erreurs de la frégate américaine LCS.

Si son design n’a pas encore été arrêté, les offres de Babcock Marine, BAE, BMT et Stellar Systems s’apparentent toutes à des versions allongées de corvettes ou de patrouilleurs (Classes Samuel Beckett, Al-Shamikh, Venator 110 et Spartan). Mais quel que soit le choix final, toutes ces plateformes présenteraient de sérieuses lacunes en termes de discrétion acoustique, de détection à courte portée, de systèmes d’armes antinavires et antiaériens, à en croire les propos tenus devant la chambre des Communes par l’amiral Mark Stanhope, ancien Lord de l’Amirauté. Pour ce dernier, ce programme serait inadapté aux défis navals du XXIe siècle, dont les USV dans le Golfe d’Aden, les missiles de croisière iraniens, ou encore les nouvelles capacités ISR et navales de la flotte chinoise.

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