Tests d’interception chinois : objectif Pyongyang

Après les tests d’interception de missiles réalisés discrètement en juillet, c’est cette fois à proximité de la Corée du Nord que l’Armée populaire de libération vient de récidiver le 5 septembre, deux jours après le test nucléaire nord-coréen !

C’est dans la baie de Bohai que l’APL s’est livrée à ces tests pour intercepter des missiles de faible et de haute altitude. Jusqu’à présent, le ministère de la Défense s’est refusé à donner des précisions sur les systèmes employés, bien qu’en off il a été signalé qu’ils avaient figuré dans la grande parade présidée par Xi Jinping cet été, pour le 90anniversaire de la création de l’Armée rouge chinoise. Toutefois, les experts mettent en parallèle les tests réalisés fin juillet dans le Xinjiang, à partir de la base Korla, et donc l’emploi du même système d’interception Hongqi-26 (HQ-26).

En attendant, à Pékin, on affirme que cet exercice « ne visait aucun pays en particulier ». Il s’agit d’un double message envoyé à Pyongyang bien sûr, mais aussi à Washington, qui déploie son système THAAD en Corée du Sud, où d’importantes manifestations pacifistes s’y opposent, aidant le président sudiste Moon Jae-in dans sa politique de main tendue à l’égard de Kim Jong-un.

 

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