Le retour des «avions renifleurs» ?

Signé en 2014 entre l’Onera et le groupe pétrolier Total, le contrat New Advanced Observation Method Integration (NAOMI) prendra fin l’année prochaine.

D’un montant de 30 millions d’euros, il consiste à expérimenter des technologies de télédétection permettant de repérer des fuites de gaz ou d’hydrocarbures dans des infrastructures grâce à l’emploi de l’imagerie hyperspectrale, de capteurs optiques, sismiques et radars. A ces capteurs montés sous pod sur avions ou drones s’ajoute l’utilisation d’images satellites, analysées via un système pointu de traitement d’image développé par l’Onera.

Plusieurs campagnes de tests auraient donné d’excellents résultats en matière de sécurité industrielle et environnementale, et cette technologie pourrait faire l’objet de transferts de licences de l’Onera vers les industriels parties prenantes au projet (Bertin, Sofradir), pour industrialisation. Utilisateur final, Total pourrait même choisir de renouveler le contrat et d’étendre son périmètre à la prospection et la détection de réserves de gaz ou de pétrole… la maturation technologique permettant de réaliser aujourd’hui ce qui était impossible il y a quarante ans…

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