Des PC-21 pour l’Ecole de Chasse de Cognac

L’information a été masquée par l’éclat des cérémonies militaires du 14-Juillet à Paris, mais c’est le 10 juillet dernier que le tout premier Pilatus PC-21 destiné à l’armée de l’Air a effectué son vol inaugural à Stans, en Suisse.

A ce jour, pas moins de cinq PC-21 français sont en voie d’assemblage final chez l’avionneur helvétique. C’est ce qu’a pu constater, le 13 juillet, une délégation commune de la DGA et de l’armée de l’Air venue pour assister à une présentation en vol du premier PC-21 aux couleurs françaises, le n° 293 immatriculé 709-FC, et constater l’avancement des travaux sur la tranche de 17 PC-21 destinés à la nouvelle Ecole d’Aviation de Chasse qui ouvrira bientôt ses portes à Cognac (Charente).

En effet, la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard accueillera prochainement durant l’automne les premiers éléments organiques de l’EAC 00.314 en provenance de la BA 705 de Tours, en prévision de la fermeture définitive de la plateforme tourangelle centenaire d’ici 2022.

Le transfert des activités de Tours vers Cognac sera progressif et lissé sur plusieurs mois, afin de ne pas perturber les cycles d’enseignement et la logistique de desserrement. La dernière promotion d’élèves pilotes ne devrait, en effet, quitter la BA 705 qu’en 2020. En même temps que les derniers Alpha Jet qui seront reversés à la 8e Escadre de chasse sur la BA 120 de Cazaux, où seront regroupés, à terme, tous les avions de ce type (hormis ceux de la Patrouille de France qui resteront à Salon-de-Provence).

Dans le cadre de la «formation modernisée et d’entraînement différencié des équipages de chasse (FOMEDEC)» voulus par l’état-major, tous les PC-21 seront stationnés sur la BA 709 de Cognac et devraient servir à la formation annuelle (dans de nouveaux bâtiments en cours de construction) d’environ 30 élèves pilotes de l’armée de l’Air, 10 élèves pilotes de la Marine nationale, 10 navigateurs officiers système d’armes (NOSA) et 10 élèves moniteurs sur simulateur à compter de 2019.

Ces 17 appareils n’appartiennent pas en fait à l’armée de l’Air mais font l’objet d’un PPP (partenariat public-privé) d’une durée de onze ans signé en décembre dernier par la DGA avec l’entreprise britannique Babcock Mission Critical Services/France (BMCSF) et Dassault Aviation. Ce sont ces mêmes partenaires qui seront chargés de mettre en œuvre ces avions d’entraînement modernes (dotés d’une avionique high tech dite «configurable») et leurs simulateurs de vol associés (Full Mission Trainer et Part Task Trainer), ainsi que d’assurer leur soutien technique complet et la fourniture des outils informatiques et de préparation de mission afférents sur la BA 709.

La mise en train de la flotte complète de «turbotrainer» PC-21 en 2019 permettra, en parallèle, le retrait de la flotte d’avions biplaces d’entraînement Socata TB-30 Epsilon, soit une trentaine d’avions à moteur à piston, qui comptent plus de trente ans de vol au service de l’Ecole de pilotage de l’armée de l’Air (EPAA) 00.315 de Cognac.

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