Pourquoi on en sait de moins en moins sur Kim Jong-un

Kim Jong-unAlors que la Corée du Nord lance des missiles et organise un exercice de simulation de débarquement en Corée du Sud (pendant les manœuvres communes USA-Corée du Sud), les «experts» estiment qu’on en sait de moins de moins sur Kim Jong-un (hormis l’imagerie satellite sur ses sites). Mais, au moins, on sait pourquoi, selon les principales agences de renseignement américaines, russes, chinoises et sud-coréennes.

A Séoul, le National Intelligence Service (NIS) estime qu’il est de plus en plus difficile d’«injecter» des agents au Nord, même sur les frontières. Et le renvoi des Sud-Coréens de la zone industrielle de Kaesong a rajouté des «difficultés».

A Washington, les services signalent qu’on assiste à une réduction des voyages de diplomates nord-coréens, rendant quasi impossibles des défections, comme cela a été possible, par exemple, avec les Iraniens. Et que les cyber-attaques n’ont pas été efficaces comme le furent celles menées avec succès contre le programme nucléaire de Téhéran.

A Moscou, on précise que des sources de renseignement ont été asséchées sur la fin du règne de Kim Jong-il, lorsque des officiers nord-coréens, formés à l’Académie Frounzé, ont été fusillés comme «espions».

Enfin, à Pékin, pourtant les plus proches jusque-là de Pyongyang, les hommes du Guoanbu déplorent la disparition du service d’échanges entre agences chinoises et nord-coréennes mis en place par Jang Song-taek, l’oncle exécuté en début de règne…

Le mot de la fin revient peut-être au général Michael T. Flynn, chef de la DIA, qui affirmait, il n’y a pas si longtemps, que Kim Jong-un «tient bien l’Armée» et surtout que, vis-à-vis des hauts dignitaires du Parti et de l’Armée du peuple, il «possède un charisme que son père n’avait pas»…

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