Offensive contre le PKK en Irak ?

Malgré la fin de l’opération Euphrate Shield, Recep Tayyip Erdogan ne cesse de multiplier les déclarations sur le danger que constitue la zone de Sinjar, occupée par le PKK, et ce en plus de son fief situé dans les montagnes irakiennes de Qandil.

Selon les services de renseignement turcs, le PKK se constituerait actuellement un formidable arsenal militaire dans la province de Ninive grâce à ses «prises de guerre». Mais la présence des forces américaines à Manbij et des forces russes dans le canton d’Afrin, qui se disputent mutuellement les faveurs du YPG, interdit aux troupes turques une offensive par le territoire syrien. D’autre part, l’option qui consisterait à pénétrer par le nord de l’Irak est également problématique, en raison des opérations pour la reprise de Mossoul, et de l’omniprésence de la milice chiite Hashd Al-Shaabi.

Pourtant le PKK semble se préparer, depuis le début du mois de mars, à une offensive majeure d’Ankara. Il s’est allié à la milice yézidie, qu’il entraîne et qu’il arme, mais a surtout entrepris la construction de plusieurs tunnels et miné plusieurs zones d’accès. Ankara, proche du gouvernement autonome kurde irakien, pourrait certes entreprendre une campagne de bombardements aériens analogue à celles déjà réalisées contre le PKK dans cette zone. Mais celles-ci n’ont jamais eu de résultats militaires probants.

Selon des sources loacales, le PKK se préparerait en fait à une offensive des proxies de l’armée turque, à savoir la milice turkmène de Tal Afar, mais surtout les Forces peshmerga du Rojava, soutenues par le gouvernement autonome kurde irakien.

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