Myanmar : ses dirigeants s’approvisionnent en Allemagne

L’Allemagne et secondairement l’Autriche sont en porte-à-faux vis-à-vis de la politique européenne critiquant le Myanmar à cause de sa négation des droits de l’homme. En effet, au moment où la répression de la minorité musulmane Rohingya (à l’ouest du pays) constitue une forme de nettoyage ethnique, le commandant en chef de l’armée birmane, le général Min Aung Hlaing, venait faire des emplettes dans ces deux pays de l’Union européenne.

Au cours de sa tournée des entreprises industrielles de défense, en Autriche, il a exprimé son intérêt pour l’avion léger DA-62, et, en visitant une usine de la firme aéronautique GROB, il a cherché à acheter un avion léger de reconnaissance et à obtenir l’entraînement de ses pilotes.

L’Allemagne fournit depuis longtemps des armes légères au Myanmar, et l’Union européenne a levé les sanctions concernant ce pays au début de la démocratisation. Cependant, l’Onu et l’UE diligentent des enquêtes sur les actions de l’armée birmane, qui a causé la fuite de 100 000 réfugiés.

Tandis que le chef de l’armée birmane envisageait d’accroître ses potentiels contre-insurrectionnels, sa rivale politique, Aung San Suu Kyi, effectuait une tournée en Grande-Bretagne, en Italie et à Bruxelles. Alors qu’on lui reproche de ne pas élever la voix pour les Rohingya et/ou se prononcer pour une paix négociée avec les minorités Kachin, Karen et autres, toujours en rébellion contre le pouvoir central.

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