La «menace» Rafale

RAFALELe succès indien du Rafale rendrait-il nerveux le complexe militaro-industriel russe ? Alors que les négociations finales devraient, à en croire le ministre de la Défense, Manohar Parrikar, aboutir fin juin, une nouvelle «campagne» anti-Rafale a été lancée par voie de presse.

Le 24, le quoti­dien The Indian Express expliquait que la France avait refusé les garanties bancaires du contrat. Une information plutôt surprenante lorsque l’on sait, comme l’a rappelé Eric Trappier aux Echos, que la vente de l’appareil de Dassault est garantie dans le cadre d’un accord intergou­vernemental.

Deux jours plus tard, c’est le site pro-Kremlin Sputnik News qui reprenait les allégations du journal indien. Pourquoi la vente du Rafale inquiète-elle Moscou ? L’appareil de Dassault représente une réelle menace pour l’indus­trie aéronau­tique militaire russe : l’Inde étant le seul financier potentiel de l’avion de cinquième génération Su-50 et du successeur du MiG-29K.

Les capacités du Rafale et sa polyva­lence en font, au-delà du premier lot de 36 appareils, un candidat sérieux pour les futurs besoins indiens en termes d’avions de supériorité aérienne et de plates-formes pour l’aéronavale. Si les négociations avec les Russes sur le Su-50 venaient à échouer, le Rafale resterait pour New Delhi une alternative crédible…

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