Japon : cyberattaques contre les communications des SDF

Noyé dans les effets d’annonce de cyberguerre USA-Russie, le désastre japonais aurait pu passer inaperçu. En octobre – mais signalées seulement ces derniers jours –, des cyberattaques ont interrompu les communications à haut débit des Forces d’autodéfense japonaises (SDF), plus précisément l’Infrastructure d’information de Défense (IID), qui relie les camps et les bases avec l’état-major.

Reconnaissant implicitement ces attaques, la ministre de la Défense, Tomomi Inada, s’est refusée à admettre que des informations aient pu être volées, notant cependant que son ministère et les intranets des armées sont l’objet d’attaques quotidiennes. Des offensives qui dépassent le seul pourtour militaire puisque l’Agence nationale de police a recensé 2 000 attaques (5 par jour) contre des administrations en 2016.

L’année dernière, la Défense nippone a mis sur pied une Unité de cyber-défense, mais celle-ci s’est montrée inefficace, comme le prouve l’intrusion dans les réseaux de la force aérienne. La signature de ces attaques (Chine, Corée, Russie ?) importe moins aux Japonais que le système qu’ils veulent développer pour se protéger plus efficacement.

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