Irlande : forces antiterroristes et référendum post-Brexit

Ces derniers jours, les autorités irlandaises ont renforcé le système de protection du centre de Dublin, se basant notamment sur les récents attentats de «loups solitaires» en Angleterre et sur le continent.

Or l’unité antiterroriste de la Garda Síochána (police) centrale avait été réduite de 25%, notamment au sein de la National Surveillance Unit. Résultat, le gouvernement de Dublin doit rapidement reconstituer cette force d’une centaine de membres. Au même moment, les Regional Support Units (RSU) devraient s’étoffer de plus d’un millier de commandos. Simultanément, sont également grossis les rangs de l’unité spéciale de l’armée, l’Army Ranger Wing, surnommée les Dixie Rangers, modelée sur le Special Air Service britannique. Ces Bérets verts, basés au camp du Curragh, ont crû d’un tiers ces derniers temps (130 hommes) et sont aussi bien intervenus à l’étranger (Liban, Tchad) que contre les dissidents de l’IRA.

Cette transformation, au-delà des risques attribués aux islamistes rivaux (Etat islamique et Al-Qaida), survient au moment où en Irlande du Nord – notamment à Derry, fief de l’ex-chef répulicain et ex-Premier ministre d’Ulster qui vient de mourir, Martin McGuinness – des cellules dissidentes de l’ancienne IRA se sont regroupées. Selon le MI5, une nouvelle menace risque de se cristalliser si, à la faveur de la fragmentation du Royaume-Uni à cause du Brexit, le parti Sinn Féin n’arrive pas à obtenir un référendum sur la réunification de l’île débouchant sur la constitution d’une Irlande des 32 comtés (des quatre régions Leinster, Munster, Connacht, Ulster), membre à part entière de l’Union européenne.

 

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