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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Dissensions à Riyad |
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09/02/2010 |
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crédits: Ministère de la Défense |
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Le remaniement ministériel prévu par les observateurs en Arabie Saoudite se fait toujours attendre. Depuis son retour à Riyad, à la fin de l’année dernière, l’émir Sultan Ben Abdel Aziz, prince héritier et ministre de la Défense, a repris ses fonctions et semble démentir les conjectures sur sa retraite imminente. Les observateurs qui l’ont approché l’ont trouvé en relative bonne forme, meilleure en tout cas que celle de l’émir Saoud Al-Fayçal, ministre des Affaires étrangères du royaume depuis 1975. En réalité, la mise à la retraite des deux hommes serait toujours d’actualité, mais le choix de leurs successeurs respectifs ferait l’objet de dissensions. «Sultan s’oppose à ce que Saoud passe la main à son frère Turki pour diriger la diplomatie saoudienne», confie un diplomate occidental à Riyad. Du côté du ministère de la Défense, l’émir Salman, gouverneur de Riyad, est toujours le mieux placé pour succéder à son frère Sultan. Ce prince, doté d’un fort charisme, est d’ailleurs donné favori pour succéder au roi Abdallah, compte tenu du mauvais état de santé des émirs Sultan et Nayef (respectivement numéro un et numéro deux dans l’ordre de la succession au trône). Le monarque passera-t-il outre les oppositions au sein de sa famille — notamment parmi les adversaires au clan des Sudeiri, auquel appartiennent Sultan et Salman — pour effectuer le remaniement ministériel, selon le schéma qu’il a mis au point depuis quelques mois ? Les observateurs n’excluent pas cette hypothèse. Mais estiment qu’en tout état de cause, il n’agira qu’après son retour de vacances, c’est-à-dire au mois de mars prochain.
Perspectives franco-saoudiennes L’année 2010 va-t-elle être marquée par une relance de la coopération militaire franco-saoudienne ? Certains signes le laissent à penser, même si les incertitudes sur la succession du roi Abdallah risquent de retarder les décisions à Riyad. En effet, le retour dans son pays de l’émir Sultan, prince héritier et ministre de la Défense, a eu pour effet de geler la situation. Actuellement, le roi Abdallah donne la priorité à l’équipement et l’armement de la Garde nationale, mais l’armée devrait, ultérieurement, bénéficier d’un certain nombre de grands programmes. Et c’est la marine qui devrait se tailler la part du lion sur des nouveaux contrats conclus avec la France. Déjà, la société Eurocopter doit commencer, au cours des prochains mois, à livrer six hélicoptères AS 365SC aux forces navales (commandés l’année dernière). En outre, la marine met les dernières touches au programme d’achat de quatre avions de patrouille maritime Patmar — avec une option pour deux autres. Une décision définitive devrait intervenir avant la fin de l’année, l’avion de patrouille maritime C-295 FITS d’EADS CASA faisant figure de favori. Enfin, Paris et Riyad doivent commencer à négocier le contrat Sawari 3, qui concerne l’achat à moyen terme de frégates FREMM multimissions. De son côté, l’armée de l’air saoudienne devrait compléter son programme d’achat d’avions de ravitaillement, avec une dernière tranche de trois A330 MRTT, construits par Airbus Military (du groupe EADS). L’armée de l’air devrait aussi acquérir un nombre indéterminé d’hélicoptères AS 550 Fennec, pour des missions d’entraînement, après l’abandon du projet de création d’une école de formation des pilotes d’hélicoptères dans le royaume. |
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