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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Le gaz iranien toujours dans l’impasse |
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21/04/2009 |
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Depuis plusieurs mois, les projets iraniens de production et d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) sont dans l’impasse. C’est la conséquence des pressions exercées sur les quelques sociétés pétrolières européennes qui avaient repris le chemin de Téhéran au cours des années 1995-2005.
L’enjeu essentiel pour l’économie iranienne est l’exploitation du gaz du champ géant de South Pars, situé dans le Golfe, entre l’Iran et Qatar, dont les réserves sont estimées à 15 000 milliards de m3. Mais sa valorisation à travers la filière GNL nécessite une expertise technique et des capacités de financement que seuls les majors occidentaux détiennent. Ceux-ci continuent d’affirmer leur intérêt à long terme pour ces projets.
Pressé par le temps, notamment parce que South Pars fait partie d’un réservoir exploité activement par le Qatar, les Iraniens multiplient les contacts auprès de l’Inde, de la Chine et de la Russie. Les compagnies pétrolières de ces pays seraient en effet moins sensibles aux pressions internationales que leurs consœurs occidentales.
Début mars, NIOC a ainsi annoncé la signature d’un contrat de plus de 3 milliards de dollars avec un consortium chinois pour la production de 10,5 millions de tonnes de GNL destiné à l’exportation, tout en précisant qu’une société européenne rejoindrait le projet sous trois mois. Mais il paraît douteux que ce projet aille à son terme, car la Chine n’a pas d’expérience technique dans le domaine de la liquéfaction.
De plus, le préalable absolu au démarrage effectif des travaux est de s’assurer des débouchés commerciaux du GNL. Ce qui n’est pas le cas à ce stade. Plus surprenant encore, Crescent Petroleum, compagnie pétrolière mineure de l’émirat de Sharjah dépourvue d’expertise dans le développement gazier offshore, serait aussi en contact avec NIOC au sujet de South Pars. Ce qui révélerait une certaine fébrilité iranienne dans la recherche de partenaires. Rappelons, à cet égard, que malgré plusieurs années de négociations, les deux compagnies ne sont toujours pas parvenues à s’entendre sur le projet d’importation à Sharjah du gaz produit par le champ iranien de Salman.
Tout laisse donc à penser que la valorisation des ressources gazières de l’Iran, gelée depuis 1979, devra encore attendre l’arrivée d’un contexte politique plus favorable.