![]() |
||||||||
Directeur: Guy Perrimond |
||||||||
Lettre d'informations stratégiques et de défense |
||||||||
Tentative d'attentat contre le président Morales |
||||
16/12/2009 |
||||
Le Président bolivien Evo Morales, réélu le 6 décembre dernier à une large majorité, aurait été la cible d’une tentative d’assassinat aux ramifications internationales, dont l’épicentre serait Zagreb. "Derrière la mort des trois mercenaires abattus en avril dernier par les forces de sécurité boliviennes à Santa Cruz, il y a bel et bien un complot international qui visait à éliminer le président Morales" a déclaré à TTU une source bien informée.
Une affaire, qui a reçu très peu d'écho dans la presse internationale, mais qui aurait pourtant provoqué au printemps dernier, la réaction des autorités de Budapest et de Dublin. Car il semble que deux des "mercenaires-terroristes" abattus dans un hôtel de Santa Cruz par les forces de sécurité boliviennes possédaient la nationalité hongroise, tandis qu'un autre, serait un citoyen irlandais proche des milieux de la Real IRA.
En fait, il semblerait que depuis deux ans environ, une filière croate de recrutement de mercenaires destinés à opérer en Bolivie, avait été mise en place à partir de Zagreb. Recrutés dans les milieux d’extrême droite par Monsier S., qui opèrerait pour le compte d’un puissant hommes d’affaires de Santa Cruz, Monsieur M., citoyen bolivien d’origine croate, ces mercenaires auraient été sélectionnés à Zagreb par un ex agent du SIS (Sigurnosno Izvestajna Sluzba), les services de renseignement croate.
Parmi ces mercenaires figureraient également des anciens membres des forces spéciales croates désireux de se reconvertir dans le privé. La sélection et le recrutement des candidats seraient gérés à partir de Zagreb par un ancien conseiller pour la sécurité nationale du président croate Stjepan Mesic. Les candidats à l’aventure bolivienne auraient ensuite rejoint leur première destination en Amérique latine, certains le Paraguay, d’autres l’Argentine ou le Chili, via l’Allemagne et l’Espagne. Une fois sur place, ils auraient été regroupés au Paraguay dans une des propriétés appartenant à un ex membre de la Triple A (Alliance Anti-communiste Argentine) et des GAL, les Groupes Antiterroristes de Libération qui, pendant des années, ont traqués les membres de l’ETA au Pays Basque.
La coordination sur le terrain et le soutien logistiques aux opérations en Bolivie auraient été confiés à un certain capitaine Mendoza, nom de guerre d'un ancien membre du Bataillon 601, unité d’opérations spéciales argentine dont de nombreux vétérans auraient participé à l'arrivée au pouvoir de Garcia Mezaen en Bolivie.
Soupçon de participation américaine
Il semble bien que le complot d'attentat contre Evo Morales serait ni plus ni moins qu’une prolongation "naturelle" de l’opération Condor, orchestrée par la CIA dans les années 70 et 80. L’homme de "liaison", qui aurait servi de relais, sur place, entre les services de renseignement américains et Monsieur M. serait un représentant d'une ONG américaine en Bolivie. Mais à qui aurait profité le crime ? A y regarder de plus près, ce Monsieur M. apparait-être président d’un des partis boliviens d’opposition et un ancien candidat à la présidence bolivienne...
Enfin, la même source a déclaré à TTU qu’un autre citoyen à la double nationalité, croate et bolivienne, Mario K, colonel de l’armée croate lié aux services de renseignement américains, serait aussi impliqué dans cette affaire en qualité de coordinateur et conseiller.
Bref, une affaire digne d'un roman d'espionnage au relans de guerre froide! Reste que l'affaire est plausible, les Etats-Unis s'impliquant de plus en plus fortement en Amérique Latine, comme le prouve l'augmentatioon significative des forces US en Colombie.