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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Les routes de la drogue en Asie |
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10/02/2009 |
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Le sujet “drogue” ferait actuellement l’objet d’un travail interministériel sous la pilotage du coordinateur du renseignement, l’ambassadeur Bajolet.
A propos de l’Asie, on avait pris l'habitude de dire que la bataille pour le contrôle des zones tribales entre Taliban et alliés d'Hamid Karzaï avaient permis à l'Afghanistan d'intensifier la plus grande production d'opium - nécessaire pour l'héroïne - au monde. Ce qui réduisait presque à néant la production de l'ancien Triangle d'Or où s'affrontaient chefs de guerre et généraux du Myanmar pour la gestion des stocks et du trafic (en liaison avec les mafias chinoises). Ces dernières se sont alors « diversifiées » avec la production d'amphétamines et autres stupéfiants (d'origine chimique telle l'Ice).
Selon l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la Birmanie est le deuxième producteur mondial d'opium (424 tonnes) après l'Afghanistan mais cette production s'accroît pour la deuxième année consécutive. Par contre, le Triangle d'Or n'existe plus (le Laos et la Thaïlande étant reconvertis) et cela laisse seule la dictature birmane comme Etat trafiquant.
Pendant ce temps, la production afghane baisse de 19% (7700 tonnes). L'opacité des structures de direction de la junte birmane autour du conglomérat du renseignement militaire n'est pas seule en cause de ce renversement de tendance. L'armée a d'une part écrasé plusieurs mouvements de guérilla séparatiste, eux-mêmes traditionnellement producteurs, puis établi un modus videndi avec d'autres groupes ethniques, leur achetant l'opium en même tant que leur ralliement.