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- De nombreux industriels, français comme étrangers, ont répondu présent à la “journée industrielle” organisée autour du programme Scorpion, le mardi 26 juin, à Arcueil, preuve de la prise de conscience par les industries terrestres de l’importance de ce nouveau programme.
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- Le but de Scorpion (synergie du contact renforcé par la polyvalence et l’infovalorisation) est d’établir, à l’horizon 2025, un nouveau modèle capacitaire pour la composante de combat de contact de l'armée de terre, en se concentrant sur la partie équipement. Scorpion vise ainsi à la fois à donner plus de sens aux programmes d’armement entre eux (Leclerc, VBCI, Tigre, Felin...), ainsi qu’aux concepts d’emplois futurs dans lesquels ces armements seront utilisés.
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- En résumé, Scorpion est le programme de transformation des capacités de combat de contact de l’armée de terre française, à l’image du FCS américain ou du FRES britannique. Encore au stade de la préparation, ce programme d'ensemble devrait voir sa phase de “conception” lancée à l’automne 2008, pour un premier appel d’offres sur des plates-formes en 2009. Car Scorpion vise, entre autres, au renouvellement de toutes les plates-formes intermédiaires de l’armée de terre (plus de 4 000 engins) pour succéder aux AMX10RC, Sagaie et VAB.
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- Piloté conjointement par l’EMA, l’EMAT et la DGA, Scorpion a retenu pour périmètre le GTIA (Groupement Tactique InterArmes = Bataillon), dans sa composante combat de mêlée et ses appuis, et s’articule autour de trois axes. Le premier est capacitaire, répondant à la problématique de savoir quel sera le GTIA de demain pour assurer des missions de contrôle du milieu dans la durée, en mettant la priorité sur l’interopérabilité et l’interarmisation. Concentré sur la préparation des capacités futures et leur mise en cohérence au sein d'un GTIA, ce programme d’ensemble doit aussi lancer les réflexions sur les nouveaux concepts opérationnels rendus possibles par des technologies émergentes (robotisation, action déportée, protection active...), dont la BOA (bulle opérationnelle aéroterrestre) est le laboratoire exploratoire. Avec le souci de l’évolution incrémentale des capacités terrestres des matériels existants (et leurs évolutions) en cohérence avec ceux du futur.
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- La deuxième logique est budgétaire, Scorpion doit, en effet, venir “lisser” le poids financier des programmes terre sur le long terme et éviter les pics budgétaires. Programme de cohérence, chaque retard sur un programme aura des impacts sur l’ensemble des capacités. Au total, Scorpion a été évalué à 10,3 milliards d’euros, soit 700 millions par an (7 % du programme 146), et concerne la modernisation de huit brigades interarmes.
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- A titre de comparaison, le FCS américain, programme de transformation de quinze brigades, est estimé à 100 milliards, tandis que le FRES britannique, qui porte sur cinq brigades, est évalué à 12,3 milliards d’euros. Enfin, le dernier axe de Scorpion concerne la base industrielle et technologique de défense. La journée industrielle organisée la semaine dernière visait non seulement à fournir une explication pédagogique aux industriels, mais à “tester” en retour les différentes formules industrielles qui pourraient être retenues, du minima (simple conseil) au plus intégré (maîtrise d’ouvrage globale, à l’instar du schéma américain avec Boeing sur le FCS). Une autre journée industrielle de “rattrapage” sera organisée le 19 juillet à Saint-Cloud.
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- C’est en ce sens qu’a été émis un RFI (Request for information) via l’Agence Européenne de Défense (AED), il y a plusieurs semaines, auprès des industriels internationaux. Car Scorpion devrait être porteur d’enjeux industriels forts et pourrait servir d’élément déclencheur à des coopérations, voire même à des rapprochements industriels. Selon des sources industrielles, un des objectifs de la DGA serait d’ailleurs de marier Nexter (ex-Giat) à BAE.
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- G Belan
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