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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Brésil: le Rafale bien placé pour le FX-2 |
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09/10/2008 |
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Un Rafale au décollage sur la base de Nellis (Nevada) durant l'exercice Red Flag crédits: Dassault Aviation |
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Sukhoi et Eurofighter éccartés La décision est tombée à Brazilia la semaine dernière: la "short-list" pour l'appel d'offre d'avion de combat de nouvelle génération incluera le Rafale de Dassault auprès du Gripen (Saab) et du F-18E/F (Boeing). Le Sukhoï et l’Eurofighter sont écartés de la “short list” pour l'appel d'offres d'avion de combat de nouvelle génération. La surprise provient de l’exclusion du Su-35, donné pourtant favori au sein des pilotes de la FAB (Force aérienne brésilienne). Certains observateurs avancent le fait que l'exclusion de Rosoboronexport de la compétition est un signal de Brasilia envers Chavez. Depuis près de trois ans, le Venezuela a multiplié les contrats militaires avec la Russie (Su-30Mk2, hélicoptères d'attaque Mi-28, sous-marins Kilo...). D’autres soulignent «l’absence suicidaire» de stratégie marketing de Sukhoï, qui a trop tendance à s’appuyer sur le vecteur politique. Les trois finalistes devraient recevoir, dans les prochaines semaines, le RFP (Request for Proposal), qui donnera de plus amples informations sur le besoin brésilien et marquera le début des négociations. Car, bien que le RFI (Request for Information) indique un besoin de 36 appareils, les Brésiliens ne se sont pas formellement prononcés sur les contours du besoin. Car au final, si Brasilia souhaite conserver les capacités de son armée de l'air, c'est près d'une centaine de chasseurs qu'il faudrait renouveler sur le moyen terme.
Lune de miel franco-brésilienne La proposition française a de quoi séduire. Au niveau politique, les Présidents français et brésilien ont signé un accord stratégique (lire TTU n° 658) en février dernier, et la France apparaît aujourd'hui comme le partenaire stratégique et technologique privilégié. Les premiers effets de ce partenariat ont pris corps avec l'annonce de plusieurs acquisitions : quatre sous-marins Scorpène (DCNS), tandis que la France s'engage à apporter au Brésil un accompagnement dans la conception d'un sous-marin à propulsion nucléaire "made in Brazil". Mais Paris pourrait peser dans bien d'autres domaines comme les hélicoptères, les satellites, ou même des navires de surface. Le Brésil réfléchirait à l'acquisition de six navires. La presse locale évoque la FREMM en version défense aérienne. Le Président français est attendu en décembre à Brasilia, où il sera reçu par le Président Lula. Nicolas Sarkozy présidera deux sommets, un franco-brésilien et un autre Union européenne-Brésil. Au cours de cette visite, le contrat sous-marins, en cours de négociations, pourrait être signé. Le sujet Rafale devrait aussi figurer en bonne place. Au niveau industriel, l'offre française mise sur le transfert de technologie. On se souvient de l'offre commune d'Embraer et de Dassault pour un Mirage 2000BR, qui revenait à confier la ligne de production des Mirage 2000 au Brésil. Pourrait-il en être de même pour le Rafale ? Probablement pas pour la première commande. Mais si Brasilia venait à émettre un besoin pour une centaine de Rafale, une chaîne de production pourrait bien voir le jour de l'autre côté de l'Atlantique. D'ici là, des sources proches du dossier nous assurent que des transferts de technologie, partenariats industriels ou programmes d'offset étaient, côté français, très avancés. D'autant plus qu'à Paris le dossier est piloté au plus haut niveau. En clair, l'Elysée a fait du Brésil une priorité, et pas question d'arriver en ordre dispersé comme au Maroc. Lancé il y a plus de sept ans, le programme de chasseur FX avait été abandonné... Mais, depuis juin 2008, les choses s'accélèrent. Le Brésil pourrait mettre moins d'un an pour choisir son nouveau chasseur. La fin de l'analyse technique des derniers trois candidats est prévue dès mars 2009 et la décision pourrait intervenir en avril. Quant au financement, malgré la crise, les récentes découvertes de réserves majeures de pétrole devraient conforter le budget défense espéré aux alentours de 5 milliards de dollars. |
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