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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Perspectives de contrats colossaux avec l'Arabie Saoudite |
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Après certaines incompréhensions entre la famille Royale saoudienne et le nouveau gouvernement, les relations semblent rentrer dans l'ordre. Résultat, la coopération militaire repart de plus de plus belle avec des perspectives de contrats colossaux. |
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Afin d'équilibrer ses acquisitions, Riyad devrait commander quatre FREMM après l'achat de LCS américains |
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Quatre FREMM pour Riyad Sur l’agenda de la coopération militaire entre Paris et Riyad, trois grands programmes figurent cette année en bonne place : les frégates multimissions FREMM, les avions-ravitailleurs MRTT et le satellite d’observation. Des perspectives discutées durant la visite du Ministre de la Défense Hervé Morin début juin. Concernant les FREMM, plusieurs indices laissent penser que les Saoudiens veulent accélérer le programme. La marine saoudienne a choisi des navires américains Littoral Combat Ship (LCS) pour son dispositif naval dans le golfe Persique, basé à Al-Jubail. Par souci d’équilibre, Riyad a toujours choisi des navires français pour sa flotte de la mer Rouge, basée à Djedda. Il devrait donc commander quatre FREMM construites par DCNS. La marine saoudienne suit de près le programme de développement de la version navale du missile Scalp Naval, pour équiper ses frégates de nouvelle génération. En outre, des sources industrielles estiment que l’état-major de la Marine pourrait commander aussi la version navale NFH de l'hélicoptère de transport NH-90 d’Eurocopter. |
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Au total le besoin de l'armée de l'air saoudienne en MRTT pourrait concerner 8 ou 9 avions ravitailleurs. crédits: EADS |
Après 76 Caesar commandés, Riyad réflechit a en acquérir une vingtaine de plus. Crédits: Guillaume Belan |
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MRTT et satellite d'observation Par ailleurs, après la signature par Riyad, à la fin de l’année dernière, d’un contrat avec EADS pour l’achat de trois avions A-330 MRTT, la société ODAS s’apprête à entamer des négociations avec l’armée de l’air saoudienne pour fournir trois avions ravitailleurs supplémentaires, afin de couvrir les besoins de la seconde phase de ce programme, sachant que Riyad souhaite acquérir au total huit ou neuf appareils. Enfin, un responsable du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’attend à ce que l’Arabie Saoudite s’engage seule dans le programme de satellite d’observation, qui devait se faire initialement dans le cadre du CCG, compte tenu des réticences de certains pays. A ce sujet, l’offre de Thales est examinée avec intérêt. La Garde Nationale saoudienne se renforce Une délégation de la Garde nationale saoudienne, dirigée par le général émir Motaab Ben Abdallah, fils du roi Abdallah, a visité le Salon Eurosatory, où elle a rencontré des représentants de divers groupes industriels européens. On sait que la Garde nationale a engagé un important programme d’achats d’armements. Son état-major étudierait actuellement l’acquisition d’une vingtaine de systèmes d’artillerie Caesar (de Nexter) supplémentaires, sachant que 76 unités de ce type ont déjà été commandées, dont les premières doivent être livrées au début de l’année prochaine. En outre, la garde a renforcé ses capacités antichars, en commandant des systèmes de missiles Milan et Eryx, fabriqués par MBDA. Ainsi que ses capacités de défense aérienne à courte portée, assurée par les systèmes Mistral. A cela s’ajoute un contrat portant sur l’achat de véhicules Piranha LAV III. Mais la priorité de la garde, au cours des années à venir, reste la mise en place de capacités aériennes légères, avec une flotte d’hélicoptères. L’émir Sultan aurait donné des instructions, conformément aux souhaits du roi, pour négocier avec la Russie. Malgré leur réticence, la garde et l’armée de terre pourraient ainsi être équipées d’engins russes, alors que l’armée de l’air a choisi de s’équiper en S-70 Black Hawk américains. L'ODAS remplace la Sofresa C’est début avril, lors d’une réunion à Matignon, que la nouvelle structure de coopération militaire avec l’Arabie Saoudite, qui vient remplacer la Sofresa, a été dévoilée. Baptisée ODAS, la part de l'Etat français monte de 5 à 34% dans la nouvelle structure, dont le président est l'amiral Alain Oudot de Dainville. |
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