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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Le Kenya renforce sa marine |
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19/11/2008 |
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Les deux patrouilleurs kényan de la classe Nyano qui seront modernisés par Fincantieri. crédits: Kenyan MoD |
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Alors que les actes de piraterie explosent au large de la Somalie, le Kenya voisin s'implique d'avantage dans la sécurisaton des eaux, poussé par la communauté internationale. La marine de guerre britannique a remis mardi aux autorités kényanes huit présumés pirates somaliens, faits prisonniers la semaine dernière lors d’une opération anti-pirates. "Notre marine va se joindre aux autres forces militaires déjà présentes en mer", déclarait courant octobre le ministre kényan des Affaires étrangères Moses Wetangula. "Nous nous sommes consultés avec les autres forces militaires et nous nous sommes accordés pour invoquer la résolution 1816 du Conseil de sécurité des Nations unies qui autorise le recours à la force", a ajouté M. Wetangula. La résolution 1816, adoptée le 2 juin, permet l'entrée de navires de guerre pour traquer des pirates dans les eaux somaliennes, habilitant les Etats impliqués à "recourir à tous les moyens nécessaires" pour mener à bien cette action Le ministère kényan de la Défense a confié à l’italien Fincantieri la modernisation de ses deux patrouilleurs de la classe Nyayo (le “Nyayo” et l’“Umoja”). Un programme de modernisation d’une douzaine de mois qui se déroulera aux chantiers navals de La Spezia. Ces deux navires de 56,7 mètres, qui jaugent 450 tonnes et peuvent atteindre 40 nœuds, constituent les deux principaux bâtiments de la marine kényane. Acquis en 1988 auprès du britannique Vosper Thornycroft, ils disposent d’un rayon d’action de 2 000 mn (3 200 km), similaires à ceux produits pour l’Egypte, le Qatar et Oman entre 1977 et 1992. Ils sont dotés d’un canon de 76 mm, de quatre missiles mer-mer Otomat Mk2 (qui ne seraient plus opérationnels), d’un affut de 30 mm et deux de 20 mm. Deux autres unités de 58 mètres, le KNS “Shujaa”, et le KNS “Shupavu” (Classe Shupavu), pourraient également être ultérieurement modernisés. Nairobi, qui a reçu, en 2006, de Washington, six embarcations légères (pour un montant de deux millions de dollars), souhaiterait acquérir d’autres unités de ce type, pour renforcer ses capacités de lutte antipiraterie et de police des mers, afin notamment de réduire les pêches illégales dans sa ZEE. Celles-ci coûteraient près de cinq millions de dollars par an aux autorités kenyanes. L'un des objectifs est d'accroître les moyens déployés à partir de la base navale de l’île de Manda, au nord du pays, non loin de la Somalie. Le renforcement de la marine kényane, qui compte un millier d’hommes, se heurte, cependant, à des problèmes budgétaires. Depuis 2001, Nairobi bénéficie de l'accroissement des programmes d’aides américains, notamment de l’African Coastal and Border Security Program (ACBS Program), de l’Excess Defense Articles Program (EDA), qui consiste en la fourniture d’équipements à titre gratuit, et de l’Anti-Terrorism Assistance Program (ATA). Un programme dont le Kenya est le principal destinataire en Afrique, qui a permis la création de la Kenyan Anti-Terrorism Police Unit (ATPU) et la formation des gardes-côtes. Quelque 3 millions de dollars ont été alloués par Washington en 2007 dans le cadre de l’ATA (5,5 millions en 2008) et près de 5 millions de dollars sont inscrits dans la proposition de budget 2009 de l’administration américaine. Désormais, à Nairobi, on ne cache pas l'espoir de bénéficier d'une aide américaine depuis l’élection à la présidence de Barack Obama. |
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Le KNS Nyano crédits: Kenyan MoD |
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Lire également l'article "Comment protéger la navigation maritime ?" |
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