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Directeur: Guy Perrimond
Rédacteur-en-chef : Guillaume Belan

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Lettre d'informations stratégiques et de défense

Hortefeux s'intéresse à la Défense
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19/05/2008

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Brice Hortefeux, conseiller régional d’Auvergne et ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, a montré le 16 mai qu’il s’intéressait à la Défense. Lors d’une visite du site de Sagem Défense Sécurité à Montluçon, le ministre a été très attentif à la présentation du nouveau système Gyroscope Résonnant Hémisphérique (GRH). Un outil simple et fiable pour l’ensemble des opérations de surveillance. Outre la présentation « confidentiel défense » du missile AASSM (non ouverte à la presse), le ministre a également pu observer la seule chaîne de montage française dédiée aux drones (le Sperwer). “Un drone 100% auvergnat” a souligné un représentant de Sagem. Dans la salle de montage, on pouvait observer des drones pour des clients français, canadiens et grecs.

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Gros plan sur le Sperwer

 

Comme on a pu le voir à Eurosatory 2006, Sagem Défense Sécurité propose aussi pour le drone Sperwer B une liaison satellite. Autorisant le véhicule aérien à évoluer à l’échelle d’un théâtre, cette liaison moyen débit permet d’assurer la continuité du contrôle du véhicule aérien au-delà de la portée visuelle (LOS), tout en offrant une capacité de transfert d’images vidéo. Dérivé du drone tactique Sperwer A, le Sperwer B affiche une autonomie de la classe 10 heures et une capacité d’emport doublée par rapport à son prédécesseur, tout en étant compatible avec le même segment sol. Choisi par six pays (Canada, Danemark, France, Grèce, Pays-Bas et Suède), Sperwer est le seul système de drone tactique européen, entièrement développé et produit en France. Utilisé depuis début mars 2006 par les forces canadiennes en Afghanistan, il constitue le système de référence d’une offre française en matière de drones tactiques. Le 1 août 2007 a été publié en France un décret relatif aux conditions d’insertion des drones, civils comme militaires, dans l’espace aérien. Il marque l’évolution des dispositions en ce domaine pour permettre aux drones l’accès à une large part de l’espace aérien. Cette nouvelle étape est en fait nécessaire pour confier aux drones des missions de protection du territoire, de surveillance des frontières et de survol de sites d’intérêt, puisque, dans ce type de mission, ils devront voler dans les espaces aériens où évolue aussi le trafic civil. Reste à développer les solutions nécessaires à ces systèmes. Aujourd’hui, seul le drone Sperwer en France atteint le niveau des exigences de navigabilité requises. Il a aussi obtenu un agrément qui lui permet de voler dans une zone dessinée autour de l’aérodrome de Guéret-Montluçon, à Lépaud. Située près du centre de Montluçon de Sagem Défense Sécurité, où le Sperwer est développé et fabriqué en série, cette plate-forme est utilisée pour les essais de réception des drones sortis d’usine, s’intégrant ainsi au processus de production. Le sujet intéresse l’Europe : des travaux sont notamment conduits sous l’égide de l’Agence Européenne de Défense, visant à établir de futures solutions à l’échelle de l’espace aérien du continent, et qui concernent toute la communauté des utilisateurs de cet espace aérien. Des travaux sont en cours chez l’industriel : ils conduiront, à l’échéance de quelques années, à l’insertion des drones dans l’espace aérien non ségrégé, c'est-à-dire sans dispositions particulières d’interdiction

Enfin, et ce fut aussi l’une des raisons du déplacement du ministre, l’extension du site de Sagem avec un nouveau bâtiment de 13 000 m2 (capacité d’accueil de 450 personnes) a été officialisée dans le cadre du projet Coriolis. Ce projet a nécessité un investissement de 50 millions d’euros dont 20 millions de nouveaux moyens de production. Dans ce contexte, Sagem Defense Sécurité a mis en place une importante politique d’accompagnement social (5 millions d’euros de coûts de reconversion). La nouvelle structure doit être opérationnelle en 2009.

Texte et photos: Arnaud Kalika

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