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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Finmeccanica veut anticiper une annulation du financement de la tranche 3 de l’Eurofighter : décryptage d’une stratégie |
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28/4/2008 |
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Eurofighter allemand. Crédits: EADS |
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L’idée d’une fusion des activités électroniques du groupe Finmeccanica avec celles de Thales, appelée de ses voeux par Denis Ranque, refait surface à Rome. Une opération qui donnerait naissance à un géant, qui, en volume d’affaires friserait les 8 milliards d’euros par an, dépassant Boeing et Lockheed Martin. Cet accord, dont les tractations sont loins d’être terminées, bénéficierait de l’aval de l’Elysée. “De Nicolas Sarkozy, en personne”, nous confirme un expert qui croit à un rapprochement franco-italien rapide en raison de la bonne entente Berlusconi-Sarkozy. La firme italienne a, quant à elle, chargé une banque d’affaire, Mediobanca Securities de dresser les contours stratégiques d’une telle alliance. Mediobanca est, historiquement, la banque qui a fait et défait les fusions-acquisitions en Italie. La réponse de Mediobanca, contenue dans un rapport qui pourrait être rendu public dans quelques semaine a été plus que favorable. Le sujet devrait être abordé par Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi une fois le nouveau gouvernement italien entré en fonction au mois de juin. “Et la fusion, si elle a lieu, doit commencer le plus rapidement possible”, précise-t-on à Rome. En effet, elle interviendrait dans un contexte perturbé par deux événements. D’une part, la volonté politique d’avancer la PESD en commençant par des consolidations industrielles. Non pas aux Etats-Unis, où Finmeccanica pourrait mettre à profit ses 3 milliards de liquidité pour réaliser de nouvelles acquisitions. Mais en Europe, où l’Europe de l’armement a besoin de nouveaux ressorts. D’autre part, le risque d’une annulation par les autorités italiennes de la troisième tranche de l’Eurofighter, pour des raisons de rationalisations budgétaires, plane depuis plusieurs mois. Car, beaucoup de parlementaires italiens s’interrogent sur l’opportunité d’injecter de l’argent supplémentaire dans l’Eurofighter alors que l’Italie s’apprête à acquérir 120 Joint Strike Fighter (JSF) dont les prix continuent de flamber. Pour mémoire, Finmeccaninca est associé à BAE dans les développements électroniques de l’Eurofighter. Dès lors, un abandon de la tranche trois mettrait le groupe italien en position de faiblesse pour toute fusion avec un autre groupe européen comme Thales, voire certaines divisions chez EADS. Aussi, la direction de Finmeccanica souhaite-t-elle accelérer les choses avant l’annonce possible de cette annulation (été prochain), tout en misant sur l’entente Berlusconi-Sarkozy. Il n’est pas à exclure que le Président de la République s’exprime sur le sujet en marge du Salon Eurosatory, le 19 juin. |
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