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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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De nouveaux équipements pour l'Afghanistan |
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21/11/2008 |
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Le nouvel hélicoptère de combat Tigre (Eurocopter) devrait faire ses premières armes sur le théâtre afghan dès mars 2009. Bien que le lieu ne soit pas encore décidé, il pourrait être engagé dans le sud du pays, dans la province d'Uruzgan. C'est en effet à Tarin Kowt que sont engagées les forces australiennes, qui devraient aussi envoyer leur hélicoptères Tigre dès que possible. Crédits: Eurocopter |
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Lire aussi le reportage Task Force Uruzgan réalisé à l'été 2007 |
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2009 devrait être une année d'engagement d'important nouveaux matériels pour l'armée française. Les forces, qui réceptionnent nombre de nouvelles plateformes et systèmes d'armes depuis quelques temps (Canon Caesar, hélicoptère de combat Tigre, drones SIDM, blindés VBCI, véhicule PVP...), vont en déployer un certain nombre en soutien des unités engagées en Afghanistan. En mars 2009, l’armée de terre espère pouvoir déployer trois Tigre Step One en Afghanistan, soit à Kaboul, soit à Kandahar, soit dans la province d'Uruzgan. Les experts de l’Alat rappellent qu’un tel déploiement nécessite une composante soutien optimale. Voilure tournante très manœuvrante, le Tigre pourra également faire de la reconnaissance, voire de l’ouverture de route, le pilote ne devant jamais rester plus de dix secondes en ligne droite. Les Britanniques, qui disposent de 68 Apache, ne peuvent en déployer que 10 en Afghanistan en raison des coûts de formation et de maintenance. Il serait donc intéressant de mettre en commun la maintenance de certaines pièces avec le Tigre Australien, y compris dans sa version ARH (Armed Reconnaissance Helicopter), qui pourrait être déployé en Uruzgan (Tarin-Kowt) avec les forces. Pour le Tigre, dont la version HAP se décline en trois variantes qui induisent un suivi de la configuration particulièrement complexe, il s’agira de son premier baptême du feu. Il a déjà été commandé à 80 exemplaires par l’Allemagne et à 80 exemplaires par la France. Prévu pour l’été 2009, quatre systèmes Caesar avec la munition Eurenco devraient arriver en Afghanistan. Il s'agit du deuxième théâtre d'opération pour le canon de 155 mm de Nexter Industries. Après le calme du Liban, le Caesar devrait prouver ses véritables capacitées dans le chaudron afghan. Autre sujet de débat sur l’Afghanistan : l’intérêt du lance-roquettes unitaire (LRU). Arme d’ultra-précision (sub-décamétrique) avec une portée pouvant monter jusqu'à 100 kilomètres, le LRU a un temps de réaction et de mise en place extrêmement court. Sur le sujet, le débat opposerait l’armée de terre à l’armée de l’air, cette dernière souhaitant conserver l’ensemble des outils de ciblage au service des troupes au sol. Le LRU est réalisé en coopération entre Lockheed Martin et MBDA. Enfin, déjà annoncé ici, une quarantaine de PVP de Panhard devrait rejoindre le théâtre afghan. Ainsi que le véhicule Buffalo, déjà arrivé en France. |
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En revanche, le déploiement du VBCI fait débat en raison de la taille de l’engin par rapport aux missions et au terrain encaissé (risque permanent d’écroulement de route, accotements instables...). La question du VBCI, voire du Leclerc, aurait été différente si le dispositif était engagé dans une zone moins escarpée. crédits: Nexter |
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Côté drones Outre les systèmes de drones tactiques Drac et SDTi (huit engagés), le SIDM (système intérimaire de drones de moyenne altitude longue endurance) est d'ors et déjà sous pli. Il arrivera en Afghanistan, en principe, en décembre pour prendre ses quartiers à Bagram. Mis en œuvre par l’armée de l’air, le drone était à l’origine prévu pour des missions de surveillance au-dessus du territoire français. Devenu une capacité Opex, le SIDM nécessite du rechange et un soutien supplémentaire. Or, le général Abrial aurait affiché son agacement devant la torpeur de la DGA, qui n’aurait toujours pas signé le contrat de mise en place Opex du SIDM. Sans compter certains soucis dans la préparation pour l’intégration du système avec ceux des Alliés. Au plan des systèmes d’informations et de communications, auquel le SIDM n’est pas intégré, des dysfonctionnements auraient été relevés. Le SIDM est un système de drones, mobile, d’architecture modulaire (trois véhicules aériens équipés de charges utiles et pilotés par un segment sol modulaire), capable d’assurer des missions de surveillance et de reconnaissance, des missions de désignation d’objectif et des missions d’illumination laser de cibles. Le contrat de réalisation et de soutien du système a été notifié durant l’été 2001 à EADS (maître d’œuvre industriel) en partenariat avec l’israélien IAI. Dans le contexte d’urgence, et malgré les avancées du SDTi (Sperwer de Sagem), il est intéressant de noter que la DGA a demandé l’ensemble des fiches techniques des drones américains pour d’éventuels achats sur étagère. Selon la revue américaine Defence News, la DGA regarderait aussi les solutions britanniques en matière de drones (plateforme Hermès 450...). |
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Le SIDM crédits: EADS |
Le DRAC crédits: G Belan |
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