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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Sécurité globale: un marché en plein essor |
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16/11/2009 |
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Le marché de la sécurité ne s’est jamais aussi bien porté : plus de 450 milliards d’euros de chiffre d’affaires, tous secteurs confondus. Une progression annuelle de 10 % à 12 % en moyenne, au cours de ces sept dernières années, soit 2 à 4 points de plus que la croissance de l’économie mondiale. Ce n’est pas un hasard si le Salon Milipol, qui se tiendra du 17 au 20 novembre, au Parc des Expositions de Paris, à la Porte de Versailles, se porte aussi bien. Pour la première fois, des “géants”, comme BAE Systems et Finmeccanica, seront présents. Le concept de “sécurité globale” gagne une dimension mondiale. Il est vrai que, de la sécurisation des lieux publics à la lutte contre la piraterie maritime, en passant par le gardiennage, la protection civile et la sécurisation des sites sensibles, le champ est vaste. Selon le cabinet d’analystes Gartner, le marché de la sécurité informatique continue d’être en plein essor avec un chiffre d’affaires pour 2010 de 16,3 milliards de dollars, soit une progression de 13 % par rapport à 2009. Spécialisé dans les logiciels de filtrage et de sécurité Web pour la septième année consécutive, la société Websense a pratiquement doublé en 2008 sa part sur le marché de la sécurité en mode SaaS (Software as-a-Service), lit-on dans un récent rapport du cabinet d’analystes IDC. En France, nos informations confirment que l’Elysée cherche à se doter d’une réelle structure chargée de traiter de la sécurité globale. Les contrats géants se succèdent et les prospects atteignent les milliards d’euros. Bien que l’offre américaine (Boeing pour la frontière méxicaine ou Raytheon) soit très présente sur ces systèmes de sécurisation ou surveillance globale, les industriels français ont réussi à s’octroyer une importante part du marché. Une ségmentation du marché semble même se faire entre leurs offres. EADS a réussi a remporter de grands contrats pour la sécurité des frontières, comme celles de l’Arabie Saoudite (ex contrat Miksa). La première phase BSP (sécurisation de la frontière nord) est actuellement en phase de test, les premiers équipements étant déployés, tandis que le reste des frontières (contrat SIE) a été signé en juillet dernier. Outres des contrats “domestiques” (sécurisation de bases militaires allemandes), l’industriel européen a aussi remporté le marché de la sécurisation des frontières du Qatar (contrat National Security Shield, attribué en juin 2007) comprenant la surveillance des approches maritimes et plate-formes off-shore. Signé il y a quelques mois, EADS est par ailleurs en phase d’audit avec la police d’Abu Dhabi sur l’évaluation du besoin de sécurité intérieure du pays (routes...). Pour la modelisation du besoin de ses clients, EADS s’appuit sur son “outils” Netcos de simulation, qui permet de mieux affiner les menaces du pays client et donc offrir une réponse mieux adaptée. Thales n’est pas en reste et a remporté d’importants contrats, principalement sur la sécurité urbaine. L’industriel présentait à Milipol une offre contre-terrorisme. En s’appuyant sur le produit Hypervisor, un système informatique de sécurité urbaine global, basé sur architecture ouverte et innovante. Thales a ainsi été chargé par le ministère mexicain de la sécurité publique d'assurer la protection de la ville de Mexico, troisième plus grosse agglomération mondiale (22 millions d'habitants). Reliant plus de 8000 caméras, 400 capteurs de coups de feu, systèmes de lecture de plaques d'immatriculation, réseau de téléphones d'urgence ou de drones, l'ensemble des informations récoltées est géré dans divers salles d'information et de commandement, afin de coordonner rapidement l'intervention des services publics. Enfin, DCNS entre dans la course en ce qui concerne le segment des espaces maritimes et zone économique exclusive. Le systémier naval présentait à Milipol son outils Matrics (MAritime TRaffic Intelligence & Control of the Sea), qui permet la détéction de comportements anormaux. Reliant des stations basées à terre et des senseurs embarqués sur des navires ou avions de Patmar, DCNS a réussi à définir des règles comportementales ouvertes de navires (selon la vitesse, les routes...) qui permettent de détecter des mouvements anormaux de bateaux pour lutter contre la piraterie, pollution, immigration clandestine... DCNS a développé cet outils grâce à deux contrats de développement (ScanMaris et Tamaris) attribué ces 2 dernières années par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche). Cette technologie vient d’être choisie pour équipper les CROSS (Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage) de la Direction des affaires maritimes pour des missions SAR (contrat Marylin, de l’ordre de la dizaine de millions d’euros). DCNS met ainsi un pieds dans le programme plus vaste “Spationav”, de détection numérisée de l’ensemble des approches maritimes françaises, dont une première phase a été attribué à Sofrelog (EADS).
GB |
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Hypervisor, le système de sécurité urbaine global développé par Thales est basé sur architecture ouverte innovante. Il est présenté au salon Milipol.