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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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S-300 pour l'Iran et F-22 pour Israël? |
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25/03/2009 |
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S300 |
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Les responsables israéliens ont tendance à minimiser l’impact de l’annonce récente par Moscou de la fourniture à l’Iran de systèmes de défense anti-missiles de type S-300. « L’essentiel est que cet équipement, qui rendrait beaucoup plus risquées d’éventuelles attaques israéliennes contre des installations nucléaires iraniennes ne soit pas fourni dans l’immédiat », explique-t-on au ministère de la Défense en soulignant que Moscou fait lanterner Téhéran depuis neuf ans pour livrer ce matériel. De plus, ajoute-t-on, l’annonce de Moscou pourrait ne relever que d’un effet d’annonce destiné à faire pression sur les Américains pour qu’ils abandonnent leur projet d’installer des systèmes anti-missiles en Europe de l’Est. Sur le plan technologique, il existe également un élément d’incertitude important, souligne-t-on de mêmes sources. Car les Russes disposent de deux versions de leur système: le S-300PMU-2 connu en Occident sous l’appellation SA-20. Ce système très mobile est capable d’intercepter des missiles de croisière à basse altitude, des missiles balistiques ainsi que des bombardiers volant à très haute altitude. Il peut détruire en vol des cibles volant aussi bien à 9 mètres qu’à 27.400 mètres avec une portée allant de 4,8 km à près de 150 km. Résultat: pour des avions, qui ne sont pas furtifs, les zones protégées par ce système deviennent inaccessibles. Le S-300 V connu en Occident sous la dénomination de SA-12 est moins performant. Il est en général associé au système de défense aérien de type Tor-M1 ou (SA-15). Selon les experts israéliens, les Iraniens font délibérément courir le bruit que Moscou est disposé à leur fournir des S-300PMU-2 pour semer la confusion. Des experts israéliens soulignent en effet que l’Etat hébreu estime que sa flotte de F-15I et de F-16I constitue une option viable pour attaquer les installations nucléaires iraniennes. Aussi longtemps que les responsables israéliens pensent en ces termes, ils continueront à laisser du temps aux Etats-Unis pour tenter de trouver une solution diplomatique avec Téhéran. Mais les dirigeants israéliens ont l’intention de faire pression sur Washington pour obtenir des F-22 capables de neutraliser des S-300 au cas où ces systèmes seraient livrés à l’Iran. Jusqu’à présent, cet appareil est interdit à l’exportation depuis une décennie. En acceptant de livrer des F-22, les Américains pourraient d’ailleurs convaincre les Israéliens de reporter une attaque comme cela avait été le cas lors de la guerre du Golfe en 1991 lorsque les Etats-Unis avaient réussi à empêcher l’Etat hébreu de répliquer à une quarantaine de tirs de missiles conventionnels irakiens, en déployant sur le territoire israélien des batteries de Patriot, qui s’étaient d’ailleurs montrées à l’époque totalement inefficaces, mais qui avaient eu le mérite de calmer les envies de représailles israéliennes. |
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F-22
Crédits: Lockheed-Martin