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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Israël: le Namer arrive dans les forces |
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21/01/2009 |
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Crédits: IDF |
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Les retours d’expérience de Tsahal de la guerre du Liban de l'été 2006 avaient mis en relief la nécessité d’occuper le terrain avec des hommes et des chars modernes. Négligé, Tsahal a depuis décidé de remettre l'accent sur le combat d'infanterie. Le récent conflit l'a démontré, avec la vaste opération terrestre lancé dans la bande de Gaza, durant laquelle l'infanterie a été engagée auprès des chars lourds. Alors que le Merkava a une fois de plus prouvé son utilité (au Liban 400 chars Merkava ont été engagés, dont 47 touchés et 21 percés), à Gaza, aucune perte n'a été enregistrée. «Nous avons négligés les transports de troupes blindés. La plupart de nos véhicules d’infanterie, comme l’Achzarit, offrent des protections très insuffisantes, tandis que la haute mobilité du Merkava a laissé, durant la guerre de 2006 au Liban, les véhicules d’infanterie loin derrière», confie un officier israélien en charge des programmes terrestres. De ce constat est né le Namer. Lancé en 2006, inspiré de la caisse Merkava, le véhicule de transport blindé Namer, 60 tonnes, doit allier protection, mobilité et puissance de feu. Reprenant la suspension du Merkava, un châssis a été spécialement étudié (le véhicule est plus haut que le Merkava), tandis que le blindage (plaques achetées auprès de l’entreprise française Creusot-Loire) a été soigneusement travaillé pour offrir une résistance accrue. Il s’agit d’une nouvelle approche pour l’armée de terre israélienne, qui remet au goût du jour le combat d’infanterie. Alors que les Merkava agissaient seuls en profondeur en 2006, l’objectif dorénavant est que l’infanterie puisse agir de concert avec des véhicules conçus pour évoluer auprès des chars de bataille, et donc offrant des prestations équivalentes en terme de mobilité et de blindage. Côté puissance de feu, le Namer est équipé d’un tourelleau téléopéré (Rafaël avec mitrailleuse 7.62 ou 12.7) et d’un mortier de 60 mm. L’électronique a été confiée à Elbit. Trois prototypes ont déjà été testés et la production en série a débuté en 2008 (les premières livraisons ont été réalisées courant décembre). Les véhicules entreront en service courant 2009. Différentes versions du Namer ont été développées, scindées en deux familles : celle “combat” inclut une version de transport d’infanterie (12 hommes, dont les servants), une version poste de commandement, ainsi qu’une “advanced weapons”, conçue pour mettre en œuvre des systèmes d’armes particuliers (probablement un canon automatique de 30 mm, missile Spike, éventuellement des systèmes d'artillerie). La famille “soutien” comprend une version d’évacuation médicale et deux véhicules de dépannage. Bien que la décision ne soit pas encore prise, le Namer devrait intégrer le système de protection active Trophy (en service sur certains Merkava, et déployé, pour la première fois sur un champs de bataille, à Gaza). Quelques centaines de Namer auraient été commandés. Tsahal sera ainsi enfin capable de mettre en œuvre un véhicule de transport de troupes à haute mobilité avec un niveau de protection similaire au dernier standard Mk4 du Merkava. |
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