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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Palestine : soutien aux forces de sécurité |
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27/05/2009 |
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Le général Keith Dayton, coordinateur américain pour les questions de sécurité auprès d’Israël et de l’Autorité palestinienne (USSC) depuis trois ans, a évoqué la restructuration des forces de sécurité palestiniennes, à l’occasion du Soref Symposium 2009 organisé, il y a trois semaines, par le très pro-israélien Washington Institute for Near East Policy (WINEP). Avec un budget de 161 millions de dollars, la mission du général Dayton, qui compte également des cadres britanniques et canadiens, a, en dix-huit mois, supervisé la création de trois bataillons palestiniens déployés en Cisjordanie. Un quatrième bataillon est actuellement en cours de formation au sein du Jordan International Police Training Center (JIPTC). L’objectif est désormais de porter les forces palestiniennes à dix bataillons “professionnalisés”, soit près de 5 000 hommes, transformés en une force de gendarmerie, selon les termes du général, et dont la vocation affichée est la lutte contre les gangs criminels et le Hamas. De fait, la mission paraît complémentaire des travaux menés par la mission d’assistance de l’Union européenne auprès des forces de sécurité palestiniennes (Eupol COPPS). Si le général américain a reconnu que, pour le Hamas, ces unités étaient effectivement perçues comme des auxiliaires des forces israéliennes, il a toutefois rappelé qu’entre les colonies, «les quelque 600 check-points et les axes routiers réservés à ces forces palestiniennes se trouvaient actuellement, de facto, sous la tutelle israélienne». Le général Dayton a, cependant, souligné des signes positifs d’évolution et de confiance de part et d’autre, indiquant qu’il y a un an, l’état-major israélien s’opposait encore au renforcement du contingent palestinien à Hébron, qui comptait alors 400 hommes, avant de, finalement, changer d’avis au vu de la fiabilité des nouvelles unités. Une confiance notamment facilitée par un processus de recrutement extrêmement serré, mené conjointement par la CIA, le Shin Beth israélien et le renseignement jordanien (Dairat al-Mukhabarat). Dayton a ainsi souligné la situation de calme qui a prévalu en Cisjordanie lors de l’opération “Plomb durci” de Gaza, preuve, selon lui, de la discipline et de l’efficacité des unités palestiniennes qui ont empêché tout débordement lors des manifestations, tandis que les forces israéliennes se sont attachées à adopter une visibilité réduite pendant ces semaines de tensions. Le général américain, qui vient d’accepter une prolongation de deux ans de sa mission, souhaite désormais renforcer la formation des sous-officiers palestiniens et former rapidement trois bataillons supplémentaires, ce qui représenterait une hausse de 15 % des effectifs totaux. Il s’agit, par ailleurs, de développer les infrastructures et notamment d’entamer la construction des installations de formation de la garde présidentielle palestinienne à Jéricho et la modernisation des locaux qui abritent une centaine de policiers dans cette ville. Une installation des forces de sécurité à Jenine, sur le modèle du centre de formation de la police de Jéricho, devrait également voir le jour. Au-delà de ces avancées, le général Dayton a, cependant, mis en garde contre un immobilisme dans le processus de paix israélo-palestinien. Selon lui, le sentiment de constituer l’embryon d’une véritable force de sécurité nationale s’accompagne d’une forte attente concernant la création d’un Etat palestinien parmi les personnels de ces nouvelles unités. La déception qui découlerait de l’absence de progrès sur le plan politique, dans les deux années à venir, mettrait en danger les efforts réalisés et les résultats obtenus par sa mission, a-t-il averti. |
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Le général Keith Dayton
crédits: WINEP