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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Des renforts pour Gaza |
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02/02/2009 |
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Les dirigeants israéliens sont prêts à accepter un amendement au traité de paix conclu avec l’Egypte en 1979. Ils ont en effet accepté la demande des Egyptiens de doubler, voire de tripler, le nombre de garde-frontières déployés le long de la route Philadelphie, qui sépare l’Egypte du sud de Gaza. Objectif : donner les moyens aux Egyptiens de mettre un terme au trafic d’armes, passant par des centaines de tunnels, dans cette région. « Les Egyptiens n’auront plus ainsi de prétexte pour justifier leurs échecs passés », explique un responsable du ministère de la Défense. L’inconnue porte désormais sur la manière dont ce feu vert se traduira d’un point de vue juridique. Ces modifications dans le dispositif égyptien pourraient faire l’objet d’amendements écrits au traité de paix, ce qui nécessiterait le feu vert du Parlement. A moins que les deux parties se contentent d’une sorte d’accord tacite. Pour les responsables israéliens, l’essentiel est d’obtenir que les Egyptiens patrouillent de jour comme de nuit. Ces dernières années, le très influent conseiller pour les affaires politiques du ministère de la Défense, le général Amos Gilad, avait refusé d’autoriser des renforts égyptiens, de crainte de toucher au traité de paix et de créer ainsi un précédent qui pourrait être utilisé par la suite pour introduire d’autres modifications susceptibles de bouleverser à terme les rapports de force à la frontière et l’ensemble du dispositif militaire égyptien dans le Sinaï. Mais les vingt-deux jours de l’opération “Plomb durci”, menée dans la bande de Gaza, ont convaincu le ministère de Défense d’assouplir ses positions de principe.
La frégate "Germinal" mal venue La décision française de déployer dans les eaux internationales au large de Gaza la frégate “Germinal” (F-735), jusqu’à présent affectée à la force navale de la FINUL, pour “mener des actions de surveillance, en pleine coopération avec l’Egypte et Israël”, selon l'Elysée, suscite un certain étonnement au sein des chancelleries arabes. Selon une source locale, la marine israélienne est largement capable d'assurer seule cette mission de surveillance. Le contrôle des 38 km de côte du territoire palestinien — qui sont loin de constituer le principal canal d’approvisionnement en armes du Hamas — ne nécessite pas le déploiement de très grands moyens. De fait, les forces israéliennes assurent déjà un étroit contrôle des approches maritimes de Gaza. Les embarcations palestiniennes ne sont ainsi autorisées à s’éloigner qu'à six milles nautiques au large. Des restrictions auxquelles s’ajoutent les zones d’interdictions navales situées en bordure des eaux égyptiennes et israéliennes. Dès lors, certains observateurs s’étonnent de la décision française, qui risque d'être perçue comme un soutien implicite à Tel-Aviv. «Contrairement au renforcement de la FINUL en 2006, perçu par l’opinion publique arabe comme destiné à assurer la protection des populations du Sud-Liban, Paris risque ici d’apparaître dans un rôle d’auxiliaire de la marine israélienne», confiait une source arabe de TTU. Une présence qui ne semble pas non plus réjouir certains responsables de la marine israéliennes, peu désireux de voir des navires étrangers observer ses moyens. |
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Frégate française Germinal crédits: Marine Nationale |
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