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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Quel ministre de la défense pour l’Allemagne ? |
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30/09/2009 |
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Angela Merkel et son nouvel allié Guido Westerwelle, président du parti libéral (FDP), ont à peine eut le temps de sabler le champagne de la victoire que déjà, le tout Berlin politique dresse le portrait des ministrables et spécule sur les divergences et points d’accord en matière de défense des partis de la nouvelle coalition. Mme Merkel a annoncé qu’elle espérait présenter son nouveau gouvernement le 27 octobre prochain. Conservateurs et libéraux ont donc un mois pour négocier leur programme de gouvernement. D’ici là, place aux spéculations. Question : Franz-Josef Jung conservera-t-il le maroquin de la défense ? Au lendemain de la bavure allemande en Afghanistan (30 morts civils), personne n’aurait donné cher de la peau de M. Jung. D’autant que la désastreuse communication du ministre, qui a mis plusieurs jours avant d’admettre les erreurs du colonel allemand, n’est pas le seul impair qu’on reproche à cet homme qui a mis trop de temps à se glisser dans sa fonction, n’y a jamais brillé et a rarement été à l’aise pour communiquer avec ces collègues, avec les médias et avec les citoyens. Par ailleurs, M. Westerwelle, futur vice-chancelier et futur ministère des Affaires étrangères, a critiqué sa conduite des affaires à plusieurs reprises. Tout parle donc en faveur d’un départ de Franz-Josef Jung, si ce n’est que ce dernier bénéficie d’un soutien de taille. Celui de Roland Koch, ministre-président conservateur de Hesse, puissant dans la CDU et que M. Jung a jadis sauvé d’un scandale politique. C’est d’ailleurs à M. Koch que le ministre doit son poste. Malgré cela, les pronostics de la presse allemande sont néanmoins mauvais pour M. Jung qui a quand même fait savoir qu’il resterait bien. Au mieux, on lui attribue un autre poste. Celui de l’agriculture ! Si M. Jung part mais que les conservateurs conservent la Défense, le poste ira peut-être au jeune et efficace ministre fédéral de l’économie, Karl-Theodor zu Guttenberg. Si les libéraux le récupèrent, on avance le nom de Birgit Hombürger, spécialiste de la Bundeswehr et membre de la commission parlementaire de la Défense. Quant aux points de friction ou d’accord entre les deux partis, ils sont les suivants. Les deux partis sont sur la même ligne en ce qui concerne l’engagement de la Bundeswehr en Afghanistan et l’accélération de la réforme de la Bundeswehr. Sinon, le FDP est en faveur de la suppression rapide du service militaire et pour une armée de métier, contrairement à la CDU. En revanche, cette dernière aimerait changer la constitution pour permettre à la Bundeswehr d’intervenir sur le sol national. Le FDP y est farouchement opposé. |
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Crédits: Government Offices/Seijbold/Gunnar Seijbold