![]() |
||||||||
Directeur: Guy Perrimond |
||||||||
Lettre d'informations stratégiques et de défense |
||||||||
La liste des généraux : le "8" rafle la mise |
||||
11/12/2009 |
||||
Afghanistan, revue générale des politiques publiques, préparation des forces, projet Balard… autant de projets qui, certes, intéressent la communauté militaire. Mais pas autant que ce document, qui n’est pas censé exister : la liste d’aptitude. Une liste de promus concoctée, dans le plus grand secret, en fonction de critères multiples, dont il n’appartient pas à TTU de juger. Nous nous concentrons, cette année, sur l’armée de terre, celle qui vit au quotidien le feu en opérations extérieures, celle qui subit le plus gros nombre de pertes. Cette liste est cruciale pour l’ensemble des soldats de l’armée de terre puisqu’elle désigne les futurs chefs. A cet égard, le général Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, est prolongé d’un an dans ses fonctions, laissant à penser que le poste de CEMA, un temps véhiculé par la rumeur, ne lui sera pas ouvert. Pour les promus au passage de général de division (trois étoiles), commençons par un communicant. Pour la première fois dans l’histoire de la Dicod, un général adjoint est promu en la personne du général Baptiste. «Pour ce poste, on avait du mal à trouver des volontaires, mais la perspective d’une troisième étoile peut changer la donne», précise un interlocuteur. Le colonel Klotz, actuellement à la Dicod et apprécié par beaucoup de très hautes autorités militaires pour son approche capacitaire, est également promu pour le grade de général de brigade (deux étoiles). Le dernier communicant à figurer sur le sésame est le colonel Royal, chef du Sirpa terre. En fait, il reste également le communicant du général Dary, gouverneur militaire des Invalides, le colonel Schmitt, qui passera général en deuxième section, une récompense pour ce grand professionnel des médias. Parmi les autres promus aux trois étoiles, on relève, bien entendu, le général Beth, patron du Commandement des opérations spéciales (COS) ; le général Bosser, à la tête de la 11e Brigade parachutiste (ancien du 8e RPIMa) ; et le général Bonnemaison, commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Mais aussi plusieurs visages de l’international, dont les plus importants sont le général Lafontaine (chef d’état-major de la Finul au Liban) et le général Stollsteiner (commandant des forces de l'Otan dans la région de Kaboul). Ce dernier, comme le colonel Brousse (cabinet réservé) promu brigadier, furent chefs de corps du 8e RPIMa, régiment également commandé par le CEMAT. Autres promus divisionnaires : les généraux Ripoll (chef de l’Ecole du Génie). Parmi les colonels promus qui retiennent l’attention, on compte les hommes du renseignement, comme les colonels de Barmon et Boulnois de la Direction du renseignement militaire. Le plus jeune à passer est le colonel de Woillemont de l’EMA. Un géopoliticien tire son épingle du jeu : le colonel Maurin, sous-directeur à la DAS, particulièrement apprécié par ses hommes, civils ou militaires. Enfin, les autres noms à potentiels sont les colonels Thuet (Force d’action terrestre), Bienfait (EMAT), Toutous (chef du bureau Afrique à l’EMA), Houssay (ancien commandant du 27e régiment de chasseurs alpins), Beny (CPCO), Garrigues (chef du pôle protection des populations, zone de Paris)… Au final, une liste qui fait tout de même la part belle aux anciens patrons du 8e RPIMa, mais un connaisseur du dossier explique qu’il ne faut pas y chercher de quelconques raccourcis. «Les cavaliers sont également bien servis», souligne notre source. Seule certitude, la constitution de la liste restera certainement l’un des secrets les mieux gardés de l’Hôtel de Brienne. AK |
||