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Directeur: Guy Perrimond |
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Lettre d'informations stratégiques et de défense |
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Succès et limites des compagnies de sécurité |
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21/04/2009 |
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Le renforcement du contingent américain en Afghanistan, avec ses problèmes logistiques, va entraîner un accroissement du nombre de missions sous-traitées aux compagnies de sécurité privées. Le Pentagone souhaite notamment intensifier le recours aux sociétés de sécurité pour assurer la protection des convois logistiques civils en provenance du Pakistan et sur l’axe Kandahar-Kaboul, mais aussi pour renforcer la sécurité de ses installations. Afin de limiter les risques de dérives, le département de la Défense vient d’établir une structure baptisée ACOD (Armed Contractor Oversight Directorate), dont la gestion a été confiée au britannique Aegis, pour près d’un million de dollars, et qui sera chargée de coordonner l’activité des différentes sociétés opérant en Afghanistan et leur apporter un soutien administratif et logistique. Par ailleurs, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a récemment indiqué que cet appel aux privés s’appuierait sur des sociétés afghanes. Officiellement, une quarantaine de compagnies de sécurité sont actuellement enregistrées par les autorités afghanes, dont près de la moitié sont des sociétés locales, souvent jugées peu professionnelles par les experts occidentaux. Mais ces entreprises de sécurité sont en réalité bien plus nombreuses. Elles emploient près de 20 000 hommes, rémunérés entre 75 et 150 dollars par mois, parfois mieux armés que les forces de sécurité régulières. Plusieurs compagnies étrangères se sont partiellement désengagées du pays ces derniers mois, jugeant la concurrence avec des entreprises locales, proches du pouvoir, inégale et les règles administratives, fixées par Kaboul, trop contraignantes. Ce recours du Pentagone à des sous-traitants afghans, “de facto” imposés par la situation locale, devrait par ailleurs rendre caducs les mécanismes de contrôle et l’encadrement judiciaire prévus par le Military Extraterritorial Jurisdiction Act (MEJA), en cas de faute commise par des civils américains travaillant pour le Pentagone. En effet, selon le DoD, à peine quelques dizaines des 3 850 agents de sécurité étrangers actuellement présents en Afghanistan sont citoyens américains. D’ores et déjà, certains observateurs pointent du doigt le risque que constitue ce recours massif aux sociétés privées afghanes. Outre les problématiques de corruption et d’infiltration de talibans, certains soulignent que cette situation va nuire au recrutement de l’armée afghane, la voire priver de leurs meilleurs éléments, qui pourraient être attirés par les salaires d’un secteur privé plus attractif et les garanties apportées par le caractère clanique de certaines entreprises. Par ailleurs, une source à Kaboul pointe du doigt le risque d’un renforcement de potentats locaux reconvertis en entrepreneurs privés. Enfin, signe de la tension croissante, les personnels de sécurité afghans employés par des sociétés travaillant pour la coalition ont été pris, à plusieurs reprises, ces derniers mois, pour des insurgés, par les forces américaines.
Blackwater sanctionné en Irak La société Triple Canopy va remplacer Blackwater, (rebaptisé “Xe” le mois dernier), dans le cadre du contrat de protection des personnels du département d’Etat en Irak. L’administration américaine avait déjà confirmé au début de l’année son intention de ne pas renouveler le contrat de Blackwater, qui expire en mai prochain. Triple Canopy partageait déjà ce contrat aux côtés de Blackwater et de DynCorps. Une sanction importante pour le géant de la sécurité, dont plus du tiers de l’activité était réalisé en Irak. Parmi le millier de salariés de Xe actuellement en Irak, rien ne devrait changer pour ceux affectés à la protection des diplomates américains, hormis le nom de leur employeur et quelques clauses de leurs contrats. |
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Formateurs de DynCorps
OH-6 de Blackwater Worldwide